07 janvier 2008
INTERVIEW DU GROUPE FRANÇAIS BENIGHTED EN LIGNE ! STAY BRUTAL !!!

Interview de BENIGHTED (Olivier/guitares) réalisée par
Seigneur FRED
le 10/12/2007 par téléphone
- Salut ! Peux-tu te présenter
s’il-te-plaît ?
- Je suis Olivier, l’un des guitaristes de BENIGHTED.
- Vous êtes 2 guitaristes depuis le début dans le
groupe ? Et un mot sur le line-up ?
- Oui, c’est le line-up ainsi depuis le début. Et on a
par contre un nouveau batteur, Kevin alias « Kikou », qui
remplace Fred qui est parti. Il est
arrivé il y a un an et demi maintenant, juste après la sortie du précédent
album « Identisick ». Et il y a Julien au chant, Liem à l’autre
guitare, et Eric à la basse.
- Quel est le parcours de « Kikou » ?
C’est un jeune batteur je crois ?
- Oui, c’est un batteur autodidacte. Il n’a pas fait
d’école de musique ou de ce choses de ce genre. Il a un jeu plus orienté crust
et grindcore, moins typiquement métal. Il aime moins tout ce qui est métal
classique ou guitar-hero.
- Que vous a-t’il apporté dans la composition de ce
nouvel album « Icon » ?
- Forcément une certaine fraîcheur dans le groupe. Et
il a plus ou moins apporté sa patte lors de la composition des nouveaux
morceaux. Quand on compose, on discute,
on essaie que ça plaise à tout le monde. On répète, on enlève certains
éléments, on rajoute des parties, et il a amené certaines choses oui. Chacun
apporte son petit truc, un riff, un break, etc.
- Peut-on revenir sur l’histoire du groupe pour
ceux qui ne vous connaissent pas ? Et d’où venez-vous en France ?
- Le groupe existe depuis 1998, on va d’ailleurs
bientôt fêter nos dix ans. Eh oui ! [rires] On n’est pas tout jeune !
Et on est basé dans la région de Saint-Etienne, mais il y a un lyonnais dans le
groupe. Nous avons 5 albums maintenant à notre actif.
- Et comment se porte la scène métal/hardcore là-bas,
ça bouge ? Comment est-ce par rapport à Lyon qui n’est pas très
loin ?
- Saint-Etienne bouge beaucoup, euh, bien que là en ce
moment, personnellement je vais plus sur Lyon pour voir des concerts, mais à
Saint-Etienne ça bouge bien, peut-être d’avantage dans un style très punk et
hardcore, grind, plus underground en fait, alors que Lyon c’est plus orienté
métal classique, avec de plus gros concerts, comme dans d’autres grosses
villes. Mais à Lyon, ça revient bien car il y a de bonnes structures.
- Justement, depuis le début de votre carrière, vos 4
précédents albums ont été édité sur un label de votre région, basé dans l’Ain
(01), il s’agit du fameux label ADIPOCERE Records, qui malheureusement a cessé
ses productions. Tu es toujours en contact avec eux ? Et il faisait VPC
aussi ?
- Oui, aux dernières nouvelles, ils continuent toujours pour la vente de disques. On est toujours en bon contact avec eux, bien que l’on ne soit plus signé chez eux. On a évolué ensemble. Et ils doivent monter actuellement un magasin sur Bourg-en-Bresse je crois, donc à suivre.
- Donc là vous sortez votre 5ème album « Icon » chez OSMOSE Productions, toujours un label français. C’était une volonté de votre part de rester sur un label français ?
- Oui, après 4 albums chez ADIPOCERE, c’est clair on
voulait rester en France pour le label. Dans BENIGHTED, on aime bien bosser
avec des gens avec qui on est facilement en contact. On se voyait très mal avec
un label étranger. Plusieurs propositions nous ont été faites depuis l’étranger
(Allemagne, Scandinavie...). On a bien sûr des potes hors de France. Cela se
passe bien mais c’est quand même plus
facile d’avoir des français au téléphone par exemple, même s’il y a les
nouvelles technologies comme internet pour communiquer. On est bien content
d’être chez OSMOSE donc.
- Donc nouveau label, nouvel album. En l’écoutant de
manière attentive, je note en fait à la fois des influences « old
school » comme dans les solos de guitares et un côté moderne, très
contemporain, notamment dans la variété des passages death métal, grindcore, et
puis surtout la production sonore qui est énorme ! Vous arrivés à mixer
tout ça ? Quel est ton avis sur ce résultat final ?
- C’est vrai. Il y a un côté très moderne avec
l’aspect très dynamique, un certain groove est présent, et de nombreux passages
différents. Cela constitue assurément le côté moderne. Et le son aussi, avec de
grosses influences grind, tant au niveau des compositions (et peut-être que
Kikou y est pour quelque chose [rires]), que du traitement du son. Tu as raison
dans la mesure où l’on a cherché à avoir un son avec un certain grain plus
naturel dans les guitares, avec un côté peut-être plus bourrin du coup.
Pourtant nous avons enregistré dans le même studio qu’avant, le Kohlekeller
Studio, en Allemagne. C’est la 3ème fois que l’on enregistre là-bas.
On en est très content.
- C’est marrant, on l’a impression qu’en France,
aujourd’hui, on a toujours pas de studio d’enregistrement de qualité, et que
c’est nécessaire d’aller à l’étranger pour enregistrer un album et y être
reconnu, sauf pour GOJIRA peut-être. Par exemple : THE OLD DEAD TREE va à
chaque fois en Allemagne chez Andy Classen, etc.
- Oui, ce sont des studios de qualité, comme le Stage
One ou le Kohlekeller Studio. Et on y a pris nos marques et nos habitudes et on
est satisfait. Peut-être qu’en France on a de bonnes choses, mais nous on a
rencontré le personnel de ce studio allemand grâce à DESTINITY, nos potes de
Lyon, qui y ont enregistré leur album avec justement un duo avec notre chanteur
Julien. Cela s’est très bien passé, et on a bien sympathisé avec Kohle, et les
prix sont vraiment super cools, tout à fait corrects. On est devenus très amis
en plus avec lui. On rigole bien, on bosse sérieusement car on a pas le
choix : le studio est en pleine campagne, dans la forêt. On a eu le temps
de regarder un paquet de DVD’s [rires]. Au niveau studio, je sais qu’en France,
de ce côté-là on était bien en retard il y a quelques temps. Depuis, je ne me
suis pas spécialement renseigné de nouveau mais quand on a débuté, c’était pas
ça, et c’était très cher. Là, on est satisfait.
- OK, et quels sont tes goûts musicaux sinon ? En
ce moment ?
- J’écoute un peu de tout en métal, en ce moment pas
mal de choses différentes. Hier encore, j’écoutais BORKNAGAR tu vois. En
brutal, j’écoute ROTTEN SOUND, j’aime bien The DILLINGER ESCAPE PLAN.
- Oui d’ailleurs, ils viennent d’annuler leur tournée
cet automne 2007
- Oui, malheureusement.
- Mais ils reviendront au printemps 2008 en France…
- Ah oui ! Cool ! On est des gros fans de
The DILLINGER [..] dans BENIGHTED. Sinon mes goûts sont très variés. J’ai par
exemple acheté le dernier album d’EXODUS. En hardcore, j’adore MADBALL.
J’écoute beaucoup leur dernier album « Infiltrate the system », c’est
un peu mon album du moment. Autrement en grindcore : REGURGITATE, etc.
- Il y a aussi quelques petites touches black-métal
sur ce très courts passages sur « Icon ».
- Oui, tu as raison mais c’est léger. J’écoute
personnellement BORKNAGAR comme je te le disais à l’instant, mais aussi ANAAL
NATHRAKH dont le nom est difficile à prononcer. C’est presque black/grind
d’ailleurs. C’est extrême.
- Oui, normal il y a Shane Embury (NAPALM DEATH,
BRUJERIA, etc.) à la basse sur l’album [rires] et c’est sorti sur son label
FETO Records avec lequel un des membres d’ANAAL NATHRAKH est associé.
- J’aime bien aussi le dernier CARPATHIAN FOREST
aussi, et puis quelques autres disques que j’ai acheté récemment. Je trouve que
CARPATHIAN FOREST incorpore de nouvelles sonorités, c’est assez intéressant.
- En parlant de collaboration, sur votre nouvel album
il y a deux duos dont un « featuring » surprenant avec un rappeur sur
la chanson « Grind wit »…C’est pas habituel dans le death
métal ?
- Ouais, avec un rappeur de Saint-Etienne, Piloophaz.
Je sais pas, on s’attache pas trop à ça, si c’est habituel ou pas. C’est vrai
que c’est en dehors du style mais c’est un rappeur qui bosse à fond dans la
scène alternative stéphanoise. Il intervient durant quelques secondes au milieu
du morceau, et au début par contre c’est un intro grind…Et la deuxième
collaboration c’est avec Jagger le chanteur du groupe allemand DISBELIEF. Notre
chanteur, Julien, voyait bien faire une sorte de question/réponse avec un autre
chanteur. Il a pensé à lui qui a une voix death un peu dans la veine
d’OBITUARY. Et comme DISBELIEF est allemand, on a pensé à eux. Jagger était disponible,
et il était sur place donc c’était cool. Il était partant dès le début. On
avait pensé à eux avant d’enregistrer déjà. Et le soir on a fait un peu la fête
[rires]…
- Pourtant, Julien au chant est impressionnant
déjà ! Il varie pas mal sa voix.
- Oui, il est doué. Les voix sont parfois multipliées
mais c’est rare, il arrive vraiment à pousser sa voix d’une manière puissante,
tantôt death, black, grind, tous les sons qu’il peut émettre [rires]
- Parfois entre le studio et la scène, il y a des
différences car des effets sont présents, on peut tricher et amplifier à mort.
- Pour ceux qui nous ont vu en live, je peux te dire
que Julien enchaîne sans problème les morceaux et sans trucage, pas comme
certains groupes..
- OK. Parfois votre musique me fait vous rapprocher
d’ABORTED, le groupe franco-belge contemporain officiant dans le même genre
avec un côté moderne. Acceptes-tu cette comparaison ?
- Oui, on a un peu la même démarche qu’eux. On les
connaît bien. Nos albums ne sonnent pas pareil cependant. On aime chacun avoir
un son moderne et on a des influences communes. Je pense qu’ils ont d’avantage
été influencés par CARCASS alors que nous c’est peut-être plus par NAPALM
DEATH. On a tous les deux des visuels assez sombres.
- Au sujet justement du visuel
d’ « Icon », qui a réalisé la pochette de l’album ?
- Alors on a bossé avec un espagnol, PHLEGETON, un artiste qui chante dans le groupe WORMS,
et connu pour son travail pour l’artwork d’AVULSED [rires], KRONOS aussi, avec
un côté gore.
- Oui, maintenant je me rappelle de la pochette de
« Gorespattered suicide » d’ AVULSED en 2005 [rires].
- Oui, on aimait bien son travail, avec le coté gore,
mais adapté à BENIGHTED. On était fan et il (= Phlegeton) était ravi de
travailler pour nous et de se lancer un nouveau défi à partir de ce que l’on
avait demandé. Et on est très content du rendu visuel.
- Alors vive l’Europe si je comprends bien !
- Oui : un studio allemand avec un ingénieur du
son allemand et un assistant suédois, deux chanteurs : un allemand et un
rappeur français ; et un graphiste espagnol tout ça pour un groupe
français ! La musique et donc le métal sont universels ! Et avec en
plus internet maintenant.
- Les projets pour 2008 : une tournée
française ? Européenne ? Et l’Amérique il me semble aussi, grâce
peut-être à votre nouveau label OSMOSE ?
- On vient de terminer une tournée avec KRONOS
concentrée sur la France. Ensuite plusieurs dates éparpillées en Europe sont
prévues. On a pas mal de plans à l’étranger, comme en Hollande, etc. En France,
on reviendra en septembre/octobre 2008 pour une vraie tournée. Et pour
l’Amérique : on va jouer à un gros
festival au Texas en novembre 2008. Et on a encore d’autres demandes comme la
Grande-Bretagne, etc. Tout ça en grande partie en effet est dû au travail
d’OSMOSE PRODUTIONS. Après il faut jongler avec l’emploi du temps de nos jobs
respectifs.
- Merci à toi Olivier et BENIGHTED : gardez la
pêche et votre bon esprit !
- Merci et stay brutal !
www.myspace.com/brutalbenighted
01 juillet 2007
HELLFEST 2007 : L'INTERVIEW D'ADAM DUCE, LE BASSISTE DE MACHINE HEAD EN LIGNE !

Interview de MACHINE HEAD (Adam Duce/basse, chœurs)
réalisée par Seigneur FRED au festival Hellfest à Clisson le 22/06/2007.
[Traduction par Seigneur FRED]

- Je suis avec un des membres de MACHINE HEAD au
Hellfest : peux-tu te présenter s’il-te-plaît ?
- Eh bien je suis Adam, je joue de la basse, et je
chante un peu aussi.
- Oui, tu fais les chœurs, les « backing
vocals »…
- Oui, c’est ça, au sein de MACHINE HEAD.
- Depuis quand en fait es-tu dans le groupe ?
Depuis le début il me semble ?
- Ouais, Rob (Flynn) et moi avons commencé le groupe
en …1991.
- Ouah ! C’est vrai déjà. Vous êtes un vieux
groupe maintenant [rires], et une légende du thrash métal de retour avec un
nouvel album !
- Oui, « The blackening » il s’appelle.
- Y’a-t’il un concept derrière ce nom, du fait du visuel noir de la pochette, et peut-être un lien aussi avec l’album éponyme de METALLICA, le « black album » ?
- Non, on peut pas vraiment faire ce genre de
comparaison parce que « The blackening » est juste un extrait, une
partie des paroles. On a juste un titre conceptuel de manière générale et les
paroles avec en fait. Et donc, c’est juste une simple coïncidence, vraiment.
- Et la pochette de cet album justement, c’est l’image
d’un miroir en fait, une sorte de gravure du Moyen-Âge, quelque chose comme
ça ? Peux-tu m’en dire plus ?
- Oui, disons que c’est quelque chose de ce
genre…C’est-à-dire que c’était le début d’une forme de propagande au XVème
siècle, donc à la fin du Moyen-Âge, en Europe. C’était à la base utilisé pour
contrôler les gens. Il existe beaucoup d’images comme celle-ci, et tu peux voir
une sorte d’instauration de la peur. Donc à la base, ça te disait tout ce que
tu devais faire, et le mal que tu fais, de toute manière, quoique tu fasses
comme geste, action, seulement les mauvaises choses t’arriveront dans la vie et
au-delà. C’est comme l’Eglise, encore maintenant, qui le fait ainsi.
- OK. C’est le symbole de la mort avec ce squelette…
- Oui. Et c’était le début de la propagande
religieuse, avec l’Inquisition. C’est ce que l’on a aujourd’hui, avec toutes
ces « conneries » qui existent comme la religion, les politiques,
quelques soient les gouvernements en place : ils mentent aux gens.
Fondamentalement, on est dans la même « merde » qu’avant (NDLR :
au Moyen-Âge) avec notre gouvernement actuel, à propos du terrorisme, qui nous
fait croire tout un tas d’idioties…Tout comme le message de cette ancienne
gravure à l’époque, la peur est utilisée afin de mieux contrôler les masses.
- Dans la version limitée de l’album « The
blackening », un DVD bonus est compris. On peut notamment vous voir en
studio, avec des fans pour une prise de chants, etc.
- Oui, c’est exact.
- C’est pour inciter les gens, les fans, à acheter le
disque plutôt que de télécharger illégalement sur internet. Cela se fait
beaucoup comme packaging, et il y a donc un intérêt supplémentaire pour le
consommateur. Quelle est ton opinion en tant qu’artiste là-dessus, sur ce
problème de la musique piratée sur internet ?
- Eh bien, tu sais, il y a deux cotés : parfois
cela a du bon, parfois c’est mauvais. Je pense que pour la plupart du temps,
c’est catastrophique, ça ruine l’industrie du disque, et ça nuit au disque en
général et tout ce qu’il y a autour, donc nous aussi. Tout le monde pense que
la musique est gratuite, or les gens ne prennent pas en compte que l’on a payé
pour l’enregistrement, avec le label, et l’on a mis de l’argent dans tout
ça : le producteur, le manager, le graphiste pour l’artwork, etc. On a
ainsi payé des milliers de dollars, nous artistes, pour obtenir cela, ce
disque. Le label a mis un gros budget pour l’enregistrement studio.
Parfois, quand tu as un bon disque, que tu crées la sensation avec un nouvel
album, que tu débutes, les gens vont l’acheter mais d’une certaine manière, le
télécharger illégalement aide à son développement, à faire connaître un jeune
groupe, à travers le monde. Mais automatiquement, je pense que c’est d’avantage
mauvais que cela est bon.
- OK. Ce nouvel album a été « l’album du mois
d’avril » dans mon émission de radio. Partout on dit de vous que vous êtes
de retour, « les rois du thrash », vous êtes en grande forme, et là
vous tournez beaucoup… Avant il y a eu la sortie du DVD « Elegies »,
et l’intégration définitive de Phil Demel en tant que second guitariste. Le
précédent album « Through the ashes of empire » fut bien reçu, donc
on peut dire que vous êtes de retour sur le trône du thrash métal
américain ! [rires]
- Euh, c’est bon de l’entendre dire, mais je ne pense
pas qu’on ait gagné quelque chose, depuis le temps, de toute manière. On aime
ce que l’on fait, et on y croit depuis longtemps.
- Peut-on dire que ce nouvel album, « The
blackening », fut en quelque sorte un challenge pour vous-même ?
- On fait de la musique car on aime faire de la
musique, et le challenge c’est de faire la musique que l’on aime nous, et faire
ce que l’on n’a pas encore accompli. On peut ressentir si on est vraiment prêt.
Et le plus gros challenge pour nous a été de nous dépasser et de convaincre
notre label (Roadrunner Records) en écoutant notre disque, et de gagner de
l’argent avec eux : et avant d’obtenir de l’argent pour enregistrer et
écrire de nouveau des chansons. Nous sommes des artistes, pas les dirigeants du
label (y compris le directeur artistique). Eux, ils vendent notre musique, et
ils n’écrivent pas, ne composent pas. Donc on leur a dit « vos
gueules ! »quand il s’agit de faire de la musique, et c’est ce que
l’on a fait mec : écrire des putains de morceaux. On écoute tout et on
choisit, mais pas que pour nous. On ne fait pas cela que pour nous. Mais ce
disque ainsi que le précédent « Through the ashes of empire », c’est
principalement pour nous qu’on l’a réalisé.
- Les chansons sont très longues parfois d’ailleurs.
Cela n’a pas été un problème pour les dirigeants du label, et vous n’avez pas
peur vis-à-vis des fans en live, pour capter et garder leur attention en
concert ou comme ici en festival ? Vos chansons sont presque progressives
[rires].
- Non. Quand on a écrit les chansons avec Rob, on l’a
senti ainsi, naturellement. On aurait même pu faire plus long [rires] mais on a
décidé de laisser ainsi. Cela semble long mais je pense que la durée importe
peu. C’est comme ça et ça marche je pense.
- Ecoutes-tu du progressif ? Du rock ou du métal
progressif ?
- Non, ça passe pas à la radio en plus [rires].
- En ce moment, ça revient un peu à la mode et des
groupes plus « rock » ont d’une certaine manière démocratisé à leur
façon le progressif ces dernières années, comme MUSE dans un registre plus
« pop/rock » ou bien TOOL entre rock et métal. Et des groupes comme
DREAM THEATER, SYMPHONY X ou COHEED and CAMBRIA qui sont américains ? Les
apprécies-tu ?
- Je ne suis pas trop familier avec MUSE. Les autres,
oui ça va.
- Qu’écoutes-tu comme genre de musique ? Que du
métal ? Jazz,
hip-hop, électro ?
- Je ne suis pas un grand fan de jazz…J’écoute, enfin
j’ai l’habitude d’écouter ma station de radio locale, à Oakland, chez moi.
[rires]
- Eh, cool ! Malheureusement ma radio locale ne
diffuse pas encore sur le net, mais c’est en projet.
- J’ai une bonne radio locale faite par des jeunes,
dans un lycée. Et ils y jouent de la bonne musique, en direct. Ce sont des
adolescents, ils débutent et c’est plutôt pas mal.
- Et jouent-ils votre musique en apprenant la
radio ?? [rires]
- Oui, ils nous jouent [rires] ! Ils jouent
beaucoup de bonne musique [rires]…
- Tout à l’heure à votre arrivée, j’étais près de
votre tour-bus en train de discuter avec les mecs de CHIMAIRA, dont Matt
DeVries que je connais bien. Et il y avait aussi HATEBREED. Vous êtes tous
amis et collègues ? Car en plus, vous avez tous plus ou moins évolué avec
le même label, Roadrunner Records…
- Ouais, avec CHIMAIRA, on se connaît depuis un bon
moment, et on est devenus amis, et ils ne cachent pas nos influences sur eux.
Et HATEBREED, on s’apprécie beaucoup aussi. Mais CHIMAIRA n’est plus chez
Roadrunner désormais.
- Que veux-tu rajouter pour vos fans, votre public en
France, mes auditeurs ?! Et avez-vous des anecdotes à raconter depuis tout
ce temps lors de vos concerts français ?
- Eh bien , les shows en France ont pour habitude
d’être très bons. Mais par exemple, hier [NDLR : la veille de cette
interview au Hellfest], on était de passage à Carcassonne, et il y avait une
sorte de festival local, dans l’enceinte de la forteresse de la ville, et ce
fut très sympa dans les bars de cette vieille ville, c’était incroyable…[rires]
et j’en connais certains qui ont eu du mal à se remettre de cette soirée
[rires].
- Pour info, il y a un hôtel là-bas où Mickael Jackson
aime se rendre de temps en temps. Et sinon, votre public ici est-il différent
de celui d’Amérique ?
- Quand tu es sur scène, eh bien…le public n’est pas
si différent d’un concert à l’autre…Car ce sont des fans de MACHINE HEAD !
Et j’invite tes auditeurs à regarder notre DVD « Elegies » qui montre
bien qui nous sommes, ce que nous avons vécu comme problèmes, ce
que nous avons traversé, et comment c’est MACHINE HEAD en live pour ceux qui ne
nous connaîtraient pas encore…
- Merci
…merci à toi mec !
http://www.machinehead1.com
http://www.myspace.com/machinehead
15 mai 1998
INTERVIEWS REALISEES (groupes/artistes) depuis 1998
Quelques exemples d'interviews réalisées depuis 1998, date de mes débuts personnels en radio (en vrac) :
SLAYER, CRUCIFIED BARBARA, GOJIRA, THE HAUNTED, ORPHANED LAND, CHIMAIRA, CELTIC FROST, HATESPHERE, 36 CRAZYFISTS, FIREWIND, DIMMU BORGIR, ETHS, GORGOROTH, ICED EARTH, ANGRA, DAGOBA, OPETH, ENTOMBED, DROWNING, THERION, DREAM THEATER, EDENBRIDGE, IMMORTAL, ENSLAVED, L7, FEAR FACTORY, AVENGED SEVENFOLD, DEVIL DRIVER, MORBID ANGEL, DRILLER KILLER, ABSU, ABORTED, AYGGHON, IMPALED NAZARENE, MISANTHROPE, DISTORTED, NILE, ARCH ENEMY, TREPALIUM, THE OLD DEAD TREE, SEPULTURA, IN FLAMES, DARK TRANQUILLITY, LACUNA COIL, OUT, VANDEN PLAS, MADBALL, ILLDISPOSED, HAPPY FACE, MIKSHA, ARK, MADDER MORTEM, KILL TO THIS, SOULFLY, GLASSJAW, THE MELVINS, PRIMAL FEAR, DESTRUCTION, LYCOSIA, SIRENIA, THIS ENDING, Stéphane Buriez/LOUDLBLAST & CLEARCUT, ARTSONIC, NIHIL, ARK, SYMPHONY X, ANANDA, NOSTROMO, MAJESTIC, DEMENTOR, HYPOCRISY, IGNITE, DEVIATES, Samoth/ZYKLON & EMPEROR, CADAVER INC., EPICA, DEFTONES, TAPROOT, LINKIN PARK, PSYKUP, PARAFFINE, MASS HYSTERIA, WATCHA, X-BLAST, ADAGIO/Stephan FORTE, AGRESSOR, DYSLESIA, THE GATHERING, TO DIE FOR, SENTENCED, SINERGY, CHILDREN OF BODOM, NIGHTWISH, MOONSPELL, KREATOR, SYSTEM OF A DOWN, LYZANXIA, CYPRESS HILL, ALESTE, 28 DAYS, THE DONNAS, SAHARA HOTNIGHTS, ANONYMUS, CRYPTOPSY, ENHANCER, OVERSOUL, YYRKOON, CARCARIASS, PULSION, SEBKHA CHOTT, ATTACK, SPICY WHISKY, NOVEMBRE, FREEDOM CALL, RHAPSODY/Luca TURILLI, MELECHESH, HEADLINE, WITHIN TEMPTATION, THE OUTBURST, ZUUL FX, HENRI SALVADOR (véridique !), etc.![]()



















































