WELCOME TO HELL !

21 mars 2011

INTERVIEW DES THRASHEURS NEERLANDAIS DE LEGION OF THE DAMNED A L'OCCASION DE LA SORTIE DE "Descent Into Chaos" (Massacre Rec.) !

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"Overdose de Thrash"

“Il faut battre le fer tant qu’il est chaud“, telle semble être la devise de nos amis et Thrasheurs hollandais depuis leur renaissance en 2004 à partir des cendres de leur ancien combo Occult. Pas une année ne passe sans qu’ils ne publient un nouveau disque (live, studio, etc.) comme s’il fallait rattraper le temps perdu. Après un Cult Of The Dead en demi-teinte, Legion Of The Damned devait se ressaisir, et c’est pour notre plus grand plaisir qu’ils reviennent décrasser nos cages à miel avec leur Thrash Metal toujours aussi féroce mais un poil plus varié !

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[ENTRETIEN AVEC MAURICE SWINKELS (chant) – PAR SEIGNEUR FRED & SOPHIECAT – PHOTO : DR]

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En 2009, Massacre Records a sorti une compilation de sept morceaux appelée Full Of Hate, pourquoi un tel  choix ? C’est un peu tôt pour sortir un best of même si vous existez depuis longtemps avec Occult, non ?
Ce n’était pas vraiment un CD best of. C’était un disque que l’on donnait gratuitement à chaque personne qui achetait un ticket pour nos concerts. Nous en avons tiré plus de 20 000 exemplaires. C’était juste un petit cadeau pour les fans, pas vraiment un best of donc. Bien sûr, nous y avons mis un morceau de chacun de nos albums plus une vidéo. Nous les donnons encore actuellement, c’est un bon CD de promo.

Habituellement, Legion Of The Damned sort un album chaque année mais pas en 2010… Vous avez décidé de prendre votre temps cette fois-ci pour Descent Into Chaos ?
En 2010, nous avons sorti un double DVD + CD live mais c’est vrai que nous avons passé plus de temps pour écrire les morceaux de ce nouvel album.

Tu travailles pour la promotion de Nuclear Blast chez toi aux Pays-Bas mais aussi pour Boomer Entertainment, ton studio de vidéo je crois. C’est facile de te concentrer pour le groupe dans tout ça ?
Boomer Entertainment n’est pas mon studio de vidéo, c’est notre maison de disques. En fait, nous n’avons jamais signé chez Massacre Records. On a signé chez Boomer Entertainment qui a ensuite mis nos albums en licence chez Massacre. Toutes les idées viennent donc de nous et de Boomer. Et je travaille pour Nuclear Blast et possède effectivement ma propre entreprise de vidéo. A côté de ça, LODD demande beaucoup d’investissement. Je bosse presque 7 jours sur 7, 24h/24h, surtout à la sortie d’un nouvel album. Mais c’est plaisant bien sûr, sinon j’aurais déjà jeté l’éponge.

Es-tu pleinement satisfait de Cult Of The Dead sorti  fin 2008 avec le recul ?
Oui, il n’y a aucun album de LODD que je ne regrette. J’en suis encore très content, c’est un album brut !

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J’ai été surpris à l’écoute de votre nouvel album car vous l’avez enregistré au Abyss Studio en Suède. Pourquoi avoir quitté le Stage One Studio en Allemagne comme l’a fait Belphegor ? Le son était parfait pour votre musique !
Il était temps pour nous de changer, c’était presque personnel. J’étais curieux d’essayer autre chose. Nous n’avions jamais fait quelque chose de différent et il était temps de le faire pour Descent Into Chaos. Et cela a bien fonctionné, je pense.

Peter Tägtgren vous a-t’il mieux aidés et conseillés qu’Andy Classen pendant l’enregistrement ?
Chaque producteur a quelque chose d’unique, que ce soit positif ou négatif. C’est vrai pour chaque producteur. Pour l’enregistrement ils sont pareils. L’un passe plus de temps sur ceci ou cela mais en gros c’est pareil. C’est le lieu surtout qui change. Peter a un studio beaucoup plus grand, et surtout pour la batterie. Pendant l’enregistrement, on pouvait noter la différence, et en mieux, notamment pour la batterie qui prend plus de place dans l’espace sonore en fait. Tout a été enregistré au Abyss Studio par Peter et nous.

Descent Into Chaos semble plus varié à l’image des morceaux « Lord Of The Flies », « Desolation Empire » ou « The Hand Of Darkness » mais c’est encore du pur Thrash signé LODD ! Comment le comparerais-tu avec vos précédents albums ?
Il y a plus de groove et c’est peut-être plus lent. Certaines chansons ne sonnent toutefois pas comme du LODD typique, comme sur « Lord Of The Flies », mais c’est bien. Faire quelque chose de différent cette fois, je veux dire dans la biographie LODD, est une bonne chose ! Nous avons aussi mis quelque parties acoustiques ce qui est nouveau pour nous. Maintenant LODD est un groupe que tu ne peux comparer avec un autre. Bien sûr il y a nos influences mais dès que tu entends le premier titre, « Night Of The Sabbath », tu sais que c’est du LODD. C’est bien je trouve, et même si nous avons des morceaux différents, tout de suite tu sais que c’est nous (rires).

Mais tu n’as pas peur que les fans puissent se lasser de vous et de votre musique si vous sortez trop des albums trop régulièrement chaque année ?
C’est possible mais ceci ne me fait pas peur. LODD reste toujours un loisir, nous faisons la musique que nous aimons et c’est la priorité. Si les gens nous trouvent ennuyeux alors ils n’achèteront pas nos albums. LODD fait de la musique que tu peux écouter sans réfléchir. Comment ont-ils fait ce passage ? Comment a-t’il fait ces parties de batterie ? Comment a été fait ce solo ? On s’en moque d’une certaine façon ! Bien sûr, nous n’avions pas prévu de sortir un album chaque année. Malevolent Rapture a été enregistré deux ans avant qu’il ne sorte. Feel The Blade n’a jamais été réenregistré, c’était juste une réédition. Donc entre Sons Of The Jackal et Cult Of The Dead, il s’est écoulé deux ans mais comme il y a eu une réédition entre 2004 et 2005, on pourrait croire que nous travaillons vite.

Peut-être qu’avec LODD, vous voulez accomplir ce que vous n’avez pas réussi à faire avec Occult et rattraper ainsi le temps perdu ?
Nous ne pensons plus à cette période, et nous ne nous disons jamais : « Ok, faisons cela car nous n’avons pas pu le faire avant ». Occult est mort !

Un mot sur le morceau bonus « Legion Of The Damned » réenregistré pour l’occasion avec Peter Tägtgren sur l’édition limitée de Descent Into Chaos ?
Le label nous a demandés de faire une reprise avec Peter dessus. Une fois en studio, nous avions pensé à une reprise de Merciless ou Slayer. Mais nous n’avons pas eu le temps de choisir donc finalement nous avons décidé de réenregistrer « Legion Of The Damned » car c’est notre morceau le plus connu sur le premier album. C’était donc cool de le faire mixer et chanter par Peter. C’est juste un petit extra sympa sur l’édition limitée.

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Que devient Rachel Heyzer, votre chanteuse à l’époque d’Occult ? Es-tu encore en contact avec elle ?
Elle a deux enfants et ne fait plus de musique d’après ce que je sais. Je ne comprends pas pourquoi les gens sont si « intéressés » par elle, elle n’a fait que quelques chants pour Sinister avec un gros effet sur sa voix et quand elle était avec nous dans Occult, elle ne voulait jamais répéter. Elle était paresseuse et trouvait toujours des excuses pour ne pas venir en studio. Je me sens bien mieux de ne pas avoir de ses nouvelles ! (rires)

J’ai interviewé Erik (chant) de Watain l’an dernier au Hellfest et il m’a dit que la tournée avec Celtic Frost et Kreator ne s’était pas très bien passée en 2007 car vous faisiez tout le temps la bringue avec Kreator, c’est vrai ?
Pour être honnête, nous n’avons jamais fait la fête, et pas spécialement avec Kreator. Nous ne sommes jamais allés dans leur bus ni rien de tout ça… (NDLR : les propos diffèrent de Watain, les groupes sont en froid depuis).

Enfin, as-tu écouté le dernier Sodom : In War And Pieces ? Il fut l’un de nos albums du mois à Metal Obs !
Oui, j’étais d’ailleurs en couverture avec Tom Angelripper de Sodom pour un magazine de Heavy Metal allemand et j’ai conduit Tom là où il devait se rendre pour les photos promos. Il m’a alors donné leur nouvel album. Je l’ai écouté dans la voiture, c’était excellent ! Un putain d’album !! Sodom déchire !!!

 

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LEGION OF THE DAMNED – Descent Into Chaos

 Massacre Records / Season Of Mist

www.myspace.com/legionofthedamned


 

 

 

 

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04 mars 2011

AMON AMARTH : BIENTOT L'INTERVIEW DE NOS VIKINGS SUEDOIS A L'OCCASION DE LA SORTIE DE "Surtur Rising" (Metal Blade) !

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22 février 2011

L'INTERVIEW DE NOS AMIS FINLANDAIS DE KORPIKLAANI DE RETOUR DE CROISIERE AVEC UN NOUVEAU DISQUE : Ukon Wacka (Nuclear Blast) !

 

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Interview de KORPIKLAANI (Finl)

"Rock’n folk..."


Annoncés d’ores et déjà pour le prochain Hellfest (rendez-vous le dimanche 19 juin!), c’est toujours avec bonheur que nous accueillons dans nos pages les troubadours Finlandais. Après avoir écumé les scènes du monde entier en 2010, Korpiklaani a tout de même sereinement préparé son septième album studio, marquant ainsi une légère trêve discographique l’an dernier. La recette de son Métal folklorique n’a point changé mais un certain regain de fraîcheur parcourt ce Ukon Wacka qui ne demande qu’à s‘exprimer en live accompagné de quelques breuvages… Tout juste de retour d’une participation (sans doute arrosée) à la croisière 70000 Tons of Metal en mer des Caraïbes (avec Fear Factory, Exodus, Amon Amarth…), leur accordéoniste, d’avantage présent d’ailleurs sur ce nouveau disque, a bien voulu répondre rapidement à nos questions…

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[ENTRETIEN AVEC JUHO  « JUHOKUSTI » KAUPPINEN (ACCORDEON) – PAR SEIGNEUR FRED & SOPHIECAT – PHOTO : DR]

L’hiver se termine à peine… Comment t’occupes-tu durant cette dure saison chez vous en Finlande ? Quels sont tes hobbies ?
J’essaie de m’intéresser aux loisirs d’extérieur, donc en gros à la randonnée. Certains pourraient penser que mon passe-temps préféré est encore le ski. Ça l’est mais je n’ai pas skié depuis des années à vrai dire. Si j’avais des skis, je le ferais plus souvent. En fait,  j’ai eu un accident de ski il y a dix ans et j’ai donc décidé d’arrêter. Sinon, je vais au sauna une fois par semaine mais notre réservation pour le sauna étant le vendredi, je ne suis pas toujours à la maison, surtout en été car nous avons souvent des festivals. Je ne bois plus d’alcool, j’ai arrêté en 2007. Les autres boivent aussi rarement à la maison. C’est surtout pendant les concerts. J’aime aussi la lecture. J'aime lire des romans policiers, des histoires vraies et de la science-fiction. Je pense même écrire mon propre livre de fiction mais c’est juste une idée pour l’instant. On verra.

Qu’avez-vous donc fait l’année dernière pour ne pas sortir un nouvel album et attendre 2011 pour le faire ? Vous étiez sur les routes ?
Karkelo a été enregistré au printemps 2009 et Ukon Wacka à l’automne 2010. Les albums auraient pu sortir une année après l’autre mais cela prend bien souvent six mois pour qu’un album sorte après son enregistrement. Nous n’avons donc pas glandé (rires) ! Nous avons tourné dans trois continents en 2010 et nous avons eu la chance d’aller en Amérique du Sud pour la première fois. Nous avons fait quatre tournées au total et participé à plusieurs festivals en été.

La sortie d’un album est-elle une excuse pour repartir en tournée à chaque fois ? Préférez-vous finalement la scène ou bien enregistrer un disque en studio ?
L’enregistrement et le live ont chacun leurs bons côtés. Tourner, c’est amusant, alors qu’enregistrer est plus créatif. Nous avons et faisons le meilleur de chaque. Bien sûr, nous tournons pour faire la promo de l’album mais pas seulement. Nous pourrions tourner sans sortir nos albums à ce rythme.

Vous avez enregistré Ukon Wacka dans le même studio que Karkelo, aux Petrax Studios, mais il sonne différemment : il est plus puissant et plus Rock, comment expliquez-vous cela ?
Le précédent album n’a pas été entièrement enregistré au Petrax Studio, la batterie seulement. Mais Ukon Wacka a été enregistré entièrement là-bas. Et cette fois-ci donc, nous avons pris le même producteur avec qui nous avons commencé à travailler sur Karkelo. Et nous avons aussi travaillé avec Tero Hyvaluoma pour les parties d’instruments traditionnels. On peut sentir le nouvel apport de chacun des producteurs. Tuomari Nurmio, un musicien finlandais connu, chante également sur un morceau d’Ukon Wacka.

C’est vrai que vous avez dû changer vos projets d’enregistrement au studio à cause de Children Of Bodom ?
Peut-être…

Comment avez-vous composé ces dix morceaux alors que vous étiez tout le temps en tournée ?
Non, nous n’étions pas partis en tournée tout le temps. C’est vraiment quelque chose que j’apprécie. Mon cousin me demandait justement si j’avais du temps libre, en dehors des tournées. Mais je ne tourne pas tout le temps ! Je peux passer pas mal de temps à la maison. Et puis la composition n’a jamais pris beaucoup de temps. L’écriture vient facilement avec le groupe. C’est spontané et ne nécessite pas de réflexion intense. L’écriture doit être amusante, et ça l’est, donc nous continuerons à enregistrer à ce rythme.

C’est surprenant ! Ukon Wacka semble plus rentre-dedans donc par rapport à Karkelo comme on le disait mais en même temps, les instruments folkloriques comme le violon ou l’accordéon sont d’avantage mis en avant et mieux mixés…
Nous avons travaillé avec Tero Hyvaluoma pour les instruments traditionnels comme je te le disais. C’est un professionnel aux multiples talents, et aussi avec le producteur Aksu Hanttu. Ce dernier a obtenu les meilleurs résultats possibles.

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Un mot sur la nouvelle chanson dédiée à l’alcool intitulée « Tequila », après « Beer Beer » sur Voice Of Wilderness et « Vodka » sur Karkelo… ?
« Tequila » n’est pas vraiment un morceau sur la boisson mais plus un hommage aux fans sud-américains et mexicains. Elle décrit l’atmosphère ressentie pendant notre tournée là-bas l’an dernier.

Et d’où vient exactement le nom « Ukon Wacka » ? Quel est sa signification ?
Ceci est lié à « The Bushel of Ukko » (NDLR : « le boisseau d’Ukko » en français) et à la « vakkajuhlat », une fête religieuse organisée par une ou plusieurs communautés villageoises parmi la société baltico-finnoise. Cette fête païenne donc était appelée « vakkove”, « vakkova » ou « vakkue » selon  les Izhoriens, tribu autochtone d’Ingrie (NDLR : ancienne région historique située sur la route commerciale des Varègues, au carrefour entre la Russie et la Finlande, au bord du Golfe de Finlande). La célébration était aussi occasionnellement menée dans des bois sacrés. Seul un boisseau plein de victuailles, de la nourriture essentiellement, constituait la première offrande pour débuter. Des bières sacrées étaient brassées spécialement pour être bues à cette occasion. Il y avait aussi d’autres sacrements supposés qui continuaient en parallèle de la fête, tels que des processions en cercles en s’agenouillant ou des danses rituelles. Il y avait un toast spécial (de bière) à boire à la santé de tous à cette fête. Cela pouvait s’appeler un boisseau contenant donc la boisson, c’était le toast d’Ukko dans ce cas. Celui-ci pouvait être bu au milieu de l’été.

De quoi parlent les textes en général, quels sont les thèmes  abordés sur ce nouvel album ?
Il n’y a pas de réel concept, nous parlons plutôt de thèmes déjà présents auparavant en leur ajoutant des nouveaux éléments. Le livret contenu avec le disque explique en détail quelques-uns des morceaux.

Mais vous n’avez pas peur que le public ne comprenne pas les paroles de Korpiklaani à cause de la barrière de la langue ?
Pas du tout. Nous nous sommes rendus compte que cela n’avait pas d’importance que les chansons soient chantées en finlandais car le public les mémorise de toute façon. Nous n’avons pas non plus peur de ne pas être compris par la scène populaire car nous ne sommes pas un groupe populaire. Nous sommes contents si nous pouvons continuer comme nous l’avons fait jusqu’à présent.

Peux-tu nous parler du choix des reprises : « Päät Pois Tai Hirteen » de Peet Gunt, un groupe de Hard Rock finlandais, et un morceau de Motörhead ?
Peer Gunt et Motörhead sont les groupes préférés de Jonne Järvelä (guitare/chant) et des autres aussi. Jonne a choisi cette carrière de musicien quand il a vu Peer Gunt en live. Et nous avions déjà joué « Iron Fist » de Motörhead lors d’un concert au Royaume-Uni en 2007 et comme elle avait bien marché en live et que nous avions besoin d’un morceau bonus, le choix a été facile.

Il y a un shaman de représenté sur chaque pochette d’album de Korpiklaani. C’est en quelque sorte votre mascotte. Je trouve qu’il ressemble à votre bassiste Jarkko Aaltonen, en plus vieux (rires). C’est fait exprès ??
Non, nous n’avons jamais pensé à cela (rires).

Vous aviez participé au Hellfest en 2007 pour la première fois et vous allez y rejouer cette année... Vous êtes contents ?
Oui nous sommes très heureux de revenir !!

Enfin, quand allez-vous sortir un vrai DVD live complet ?
On y pense mais c’est juste une idée pour le moment. On verra bien…

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KORPIKLAANI – Ukon Wacka

Nuclear Blast / Pias

www.myspace.com/korpiklaani


 

 


 

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01 août 2010

L'INTERVIEW INTEGRALE DU CHANTEUR HANSI KURSCH DU GROUPE ALLEMAND BLIND GUARDIAN A L'OCCASION DE LA SORTIE DE LEUR NOUVEL ALBUM

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Interview de BLIND GUARDIAN

THE VOICE IN THE DARK !

Déjà quatre ans qu’est paru A Twist In The Myth et nos oreilles ne s’en lassent toujours pas. Ce dernier marquait l’arrivée de Frederik Ehmke derrière les fûts suite au départ de leur batteur historique Thomen Stauch, parti créer Savage Circus (qu’il a quitté depuis). Aujourd’hui, nos Allemands, toujours férus d’Histoire, de mythologie et de littérature héroic fantasy, publient une dixième œuvre magistrale, enregistrée comme à l’accoutumée dans leur fief (les Twilight Hall Studios) avec le producteur Charlie Bauerfeind. Petit bilan sur ces dernières années chargées et présentation d’At The Edge Of Time par l’une des plus belles voix masculines du heavy speed mélodique européen.

[ENTRETIEN AVEC HANSI KÜRSCH (chant) – PAR SEIGNEUR FRED – PHOTO : DR]

Te souviens-tu de votre dernier show en France car ça fait un moment que l’on ne vous a pas vus ici ?
Eh bien, c’était en 2007 lors de votre festival Hellfest. Ce fut un concert très court malheureusement. Je m’en souviens bien, oui. On revenait d’une série de trois jours de festival et là c’était le dernier. On a joué quelque chose comme quarante minutes et c’était sur la scène moyenne, la Gibson stage, juste après Megadeth qui eux jouaient sur la grande, tout comme Dream Theater qui nous succédaient... C’était la nuit ce qui est mieux. Il y avait environ quatre ou cinq mille personnes peut-être. Je ne sais plus exactement. C’était déjà important à l’époque et l’affluence est croissante chaque année je crois là-bas d’ailleurs. Et je me souviens qu’il pleuvait tout le temps presque, c’était catastrophique. Ce fut une sale journée pour les promoteurs et pour nous jouer là-bas, mais le public répondait présent et c’est ce qu’il y a de plus important. Techniquement c’était ok pour nous donc ça a été.

Oui, je m’en rappelle aussi, et Korn avait d’ailleurs annulé cette année-là tout comme l’année précédente ! Il y a eu un procès. Ce genre de mésaventure est-il déjà arrivé à Blind Guardian ?
Oui, c’est vrai !! Les fans avaient du être déçus. Après il faut voir les termes du contrat et ça regarde les promoteurs. Si techniquement il y a des problèmes, et si cela fait partie de leur contrat dans les clauses d’annulation, alors ça peut se comprendre mais deux fois, ça fait beaucoup, surtout s’ils avaient été payés. Je me souviens d’une fois, lors d’un festival à Saragosse en Espagne, il y eut une véritable tempête. Ce fut terrible. C’était en 2009. On était sur un plateau. Et il était impossible d’échapper au vent. Mais on a joué finalement plus tard. Il y avait aussi Heaven & Hell. Ils voulaient aussi partir car c’était très dangereux. Et ils ont été contraints par le promoteur de monter sur scène pour annoncer eux-mêmes qu’ils annulaient leur show… C’était très difficile. Tu peux pas disparaître ainsi devant les fans.

Tu parles de Heaven & Hell (NDLR : la reformation de Black Sabbath avec Ronnie James Dio). Sa disparition t’a-t’elle touché personnellement, en tant que chanteur de heavy metal ?
Dio a été une grande influence. Sa mort m’a touché, m’a ému (NDLR : un petit silence s’installe). J’ai parlé à beaucoup de gens de cela. Je ne le connaissais pas personnellement bien que je l’ai rencontré deux ou trois fois dans le passé. On a fait plusieurs concerts communs avec Dio, son groupe, et Heaven & Hell plus récemment. Mais on a jamais vraiment discuté. J’aime beaucoup ses chansons, avec Dio notamment. C’était l’une des plus belles voix du heavy metal…

Blind Guardian avait sorti une nouvelle chanson « Sacred » via le jeu vidéo Sacred II : Fallen Angel (Ascaron Entertainment/Koch Media) sur PC en 2008 puis sur consoles next gen’ en 2009. Pourquoi une telle collaboration ? Comment ce projet est-il né ?
En fait, on a deux membres dans le groupe totalement accros aux jeux vidéo (rires) : Marcus et André. Ils aiment beaucoup World Of Warcraft. Et ils avaient joué aussi au premier Sacred. Pour moi et Frederik (NDLR : Frederik Ehmke, leur nouveau batteur depuis 2005), c’est moins important comme loisir. Quoique Frederik joue de temps en temps sur console Nintendo donc il est d’avantage dans tout ça aussi. On attendait ce genre de projet depuis des années. Et on avait déjà participé à la musique d’un film dans le passé (NDLR : la bande son du film de Uwe Boll In The Name Of The King : A Dungeon Siege Tale en 2007 en signant la chanson-titre) maos c’était différent, il n’y avait rien de spécial. Là, le jeu Sacred II fut quelque chose de spécial. Le type du développeur Ascaron était un gros fan de Blind Guardian, et il nous suivait depuis des années. Il nous a contacté via une autre entreprise mais on était alors en tournée pour A Twist In The Myth. A la fin de celle-ci, il nous a donc demandé une chanson. On a dit oui  en octobre 2007 à l’issue de notre tournée, et on devait logiquement de toute façon recommencer à écrire. Et là comme on avait encore rien écrit, on a donc rapidement composé et avons demandé à Charlie Bauerfiend de nous enregistrer en studio. C’est donc cette chanson « Sacred » pour le jeu vidéo. On a aussi fait la chanson « War Of The Thrones » qui figure également sur le nouvel album mais pas dans le jeu. C’est donc une bonne chose car on revenait juste de tournée avec cette énergie de la scène. Cela a été écrit facilement, très live, groovy, et ce fut un bon morceau mais pas le vrai morceau de Blind Guardian. C’est donc sorti à travers ce jeu uniquement au départ et ça a pris un peu de temps. Elle est devenue « Sacred Worlds » et figure maintenant sur At The Edge Of Time mais dans une version remaniée, plus longue et orchestrale. Au final, le jeu a eu de bonnes critiques et l’éditeur, les fans, tout le monde a été emballé. Le groupe apparaît dans le jeu, à la fin d’une quête, etc. mais j’ai rien vu de tout ça car je joue pas ! (rires).

Pourquoi ne pas avoir sorti At The Edge Of Time en même temps ou juste après le jeu vidéo car en terme de promotion, cela aurait été plus important ?
On était tout simplement pas prêt ! Il faut faire attention. On est long en général dans notre processus de création, et là au départ on travaillait juste pour une chanson. On était donc pas prêt, voilà tout !

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Le premier single de ce nouvel album est assez direct mais ne le représente pas vraiment…
« A Voice In The Dark » est un lien entre tous nos albums, je pense. Tu peux retrouver des choses d’Imaginations From The Other Side, des éléments de A Night At The Opera, et aussi A Twist In The Myth. Cela reprend tout ça. C’est vrai, c’est direct, dans une veine métal comme A Twist (...) mais
en même temps cela surprend les gens car ils ne s’attendent pas à ça mais plutôt à une chanson épique et plus mélodique sur le Valhalla ou autre, moins speed, moins thrashy. Et en effet, ça ne représente pas l’ensemble du disque.

Et chaque chanson semble posséder sa propre identité musicale, sa propre histoire… C’est un concept album ?
Non, mais chaque chanson a son propre concept, tout à fait. Chacune possèdera son propre artwork dans le livret de l’album. C’est un artwork magnifique, mieux que sur A Twist (…) tu verras. Il représente chaque titre et a été réalisé par l’artiste colombien Felipe Machado Franco (Iced Earth, At Vance, Axel Rudi Pell). C’est un fan de Blind Guardian. Et j’ai appris qu’il avait collaboré avec Iced Earth donc et aussi Ayreon. Je lui ai dit : « Il faut qu’on se parle ! » (rires). Par exemple, « War Of The Thrones », le morceau au piano, c’est une histoire d’amour éternel, de mort, entre deux magiciens qui ont un combat ultime à mener pour savoir qui est l’apprenti et le maître, l’apprenti voulant remplacer le maître mais il est le mal...

Comment dans Star Wars ? (rires)
Non, pas comme Star Wars ! (rires) C’est plus moderne que ça. C’est plus philosophique aussi, de l’héroic-fantasy plus profonde... Et il y aura donc un artwork spécial pour cela. Ce dessinateur s’est basé sur une description de chaque chanson, d’un résumé du texte que je lui ai adressé, sans qu’il n’écoute au préalable la musique.

Plus sérieusement, parle-moi de la superbe chanson « Valkyries » à présent, s’il-te-plaît ?
J’aime la mythologie nordique, il n’y a pas de doute là-dessus, tu le sais. Ça m’a donné l’occasion de restituer un aspect histoirique avec de l’imagination et de la mythologie donc. C’est quelque chose de très intéressant ici selon moi car ce titre est différent du reste de l’album. Il y a un ressenti plus technique et diversifié. Il y a d’abord une intro acoustique puis ça change d’aspect et viennent ensuite des cordes que l’on attend pas dans cette chanson. Cela change si rapidement, et j’avais une bonne impression sur ce morceau pour écrire les paroles. Je n’avais pas encore ce titre mais je pensais au Valhalla et je me suis dit : « Je vais lire l’Edda ! » (NDLR : recueil de poèmes islandais du XIIIème siècle). J’ai commencé à lire pour voir ce que ça pouvait donner (rires) et j’ai trouvé un poème intitulé « Les Chemins vers le Valhalla » traduit en germain. C’est pas le plus populaire et c’est en annexe de l’Edda. Le contexte de l’histoire prend place en Angleterre lors des invasions Vikings ce qui a terrorisé les Anglais à l’époque. Il y a un habitant qui ne prit pas part aux combats mais qui observa et écrivit un poème à ce sujet avec ce côté fictif emprunt de mythologie, avec les Valkyries qui participent et emmènent les meilleurs guerriers au Valhalla. J’ai mélangé tout ça et il y a au moins cinq niveaux de lecture possible (rires) d’où les breaks et divers passages selon la vision et la position des personnages dans cette histoire.

Quel bilan dressez-vous de votre précédente oeuvre A Twist In The Myth ?
On a été satisfait sur tout globalement. Il faut bien prendre en compte que notre ancien batteur, Thomen Stauch, est parti avant cet album. Cela a donc été un cap difficile pour nous car c’était la première fois que le line-up changeait dans le groupe. On l’a donc enregistré avec Frederik, dans une ambiance un peu triste et aussi nouvelle, moderne. Et l’album fut plus direct ce qui n’a peut-être pas plu immédiatement aux anciens fans mais le succès de l’album a été bon et nous a agréablement surpris.

Que devient Thomen justement avec son nouveau groupe Savage Circus ?
On a gardé contact. Il est parti pour créer ce groupe et il a déménagé pour l’Espagne, en 2005. Et ensuite il est rentré en Allemagne. Il passe nous voir de temps en temps en studio. On s’apprécie mutuellement mais malheureusement il s’est séparé de Pete dans Savage Circus et a quitté le groupe après le premier album. Il travaille toujours avec Speed de Soilwork dans Coldseed et il a d’autres projets.

Enfin, je suis obligé de te demander des nouvelles de ton projet Demons & Wizards avec Jon Schaffer que j’avais d’ailleurs rencontré ici-même il y a dix ans ? (rires)
Ah oui, quelle coïncidence ! (rires) Déjà, on a parlé au moins deux fois ensemble de faire un troisième album. Mais nous n’arrivons pas à trouver du temps pour ça. On était supposé écrire en décembre dernier mais j’étais tellement concentré sur Blind Guardian que je ne pouvais pas m’échapper et aller le rejoindre aux USA. Et aucune tournée n’aura lieu d’ici le prochain album.

Cela serait intéressant en attendant de sortir juste un EP, librement, sur internet par exemple ?
Euh, oui, juste un EP, ça serait une bonne idée mais on a rien fait encore (rires) car on a pas eu le temps. C’est toujours pareil… Néanmoins, Jon et moi, sommes tous les deux d’accord pour faire une tournée lors de la sortie du nouvel album. Donc je passerai de nouveau du temps avec Demons & Wizards mais je dirais, hum…, pas avant 2013.

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BLIND GUARDIAN – At The Edge Of Time

Nuclear Blast / Pias

www.myspace.com/blindguardian


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26 avril 2010

INTERVIEW DES FINLANDAIS DE KIVIMETSAN DRUIDI A L'OCCASION DE LA SORTIE DE LEUR SECOND ALBUM !

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Parmi la bouillonnante scène métal finlandaise actuelle, un jeune groupe mélangeant heavy, black, folklore et métal symphonique tente d’émerger ses derniers temps avec sa musique entraînante et conceptuelle. Fort de plusieurs tournées dont une en Amérique du Nord l’an dernier, notre joyeuse bande de bardes nous présente déjà son second opus intitulé Betrayal, Justice, Revenge, basé sur un monde imaginaire et des hymnes épiques. Faisons connaissance sans plus attendre avec cette formation scandinave et son ambassadrice de charme, la chanteuse lyrique Leeni-Maria…

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[ENTRETIEN AVEC LEENI-MARIA HOVILA (CHANT) – PAR SEIGNEUR FRED – PHOTO : DR]

Peux-tu te présenter, toi ainsi que le groupe, et d’où êtes-vous originaire exactement en Finlande ?
Nous sommes Kivimetsän Druidi de Finlande, et nous jouons du « fantasy metal ». Le groupe est originaire de Kouvola bien que je voyage et vienne d’Helsinki ; notre bassiste lui vit à Mikkeli et ainsi de suite... mais Kouvola est la ville natale du groupe. Kouvola est située à une centaine de kilomètres de Helsinki. C’est une vaste agglomération de petites communautés jusque là indépendantes, capitale de la région de la Vallée de la Kymi, et cela inquiète d’ailleurs les gens charmants qui demeurent ici, à côté, avec leur culture très vivante locale.

Question classique mais ô combien utile pour nos lecteurs : peux-tu résumer l’histoire du groupe s’il-te-plaît ?
Kivimetsän Druidi a été formé en 2002 par Antti et Joni Koskinen. Le guitariste soliste, Antti Rinkinen (NDLR : un autre Antti, prénom courant en Finlande), a également été dans le groupe au début. On a sorti plusieurs démos et EP's entre 2002 et 2008, date à laquelle je suis arrivée dans la formation. Cet été-là, nous avons obtenu un contrat avec Century Media pour nos affaires en Europe avec notre manager et on a alors sorti notre premier album Shadowheart en septembre 2008. Le groupe a fait trois tournées principales, deux en Europe et une, la plus récente, aux Etats-Unis et au Canada en novembre dernier. Nous sortons à présent notre second album Betrayal, Justice, Revenge. Et là, on vient juste de faire un nouveau clip vidéo, le weekend précédent justement cette interview. Il s’agit du titre « Desolation : White Wolf », la dernière chanson qui figure sur ce nouvel album. C’est la même personne qui avait réalisé notre premier clip, « Jäässä Varttunut », qui l’a fait. Il s’appelle Coppersky.

Que signifie le nom du groupe : « Kivimetsän Druidi » et quel est le concept derrière ?
Cela signifie “Druide de la forêt de pierres”. C’est un personnage issu du monde dans lequel nos histoires prennent place.

Dans votre line-up, il y a donc deux frères : Joni Koskinen (guitares/growls) et Antti (claviers/chœurs). Quel est leur rôle précisément dans le groupe ?
Eh bien comme je te le disais, ils sont les fondateurs du groupe. Joni et Antti ont toujours été les principaux compositeurs et Joni est l’auteur des textes depuis le début donc, et le concept entier du groupe est leur idée. Ils composent toujours la plupart des chansons et Joni peint ce monde entier, appelé « Land of the Crystal Mountain » (NDLR : « La terre de la Montagne de Cristal »), dans lequel les histoires de nos chansons ont lieu.

Ce second album sort rapidement. Selon toi, quelles sont les principales différences entre le premier, Shadowheart, et ce nouveau disque ? L’avez-vous d’avantage préparé, ton chant lyrique féminin a-t’il été plus travaillé ? Comment avez-vous abordé les arrangements symphoniques et folkloriques ? Etait-ce rapide ?
Eh bien, tout est arrivé si vite en fait. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’arrêter pour penser à cela en fait. Je vais te citer à présent notre batteur Atte qui a l’habitude de dire les choses beaucoup plus franchement que moi : « Betrayal, Justice, Revenge est mieux joué, mieux chanté, mieux mixé et contient de bien meilleures chansons que sur Shadowheart ». Je pourrai de mon côté ajouter à cela divers points, disons tout d’abord au sujet des compositions. Shadowheart, qui est sorti il y a plus d’un an et demi maintenant, possédait plus de matériels issus des débuts du groupe, un espace de six ans durant lequel nous avons évolué musicalement, ce qui n’allait plus tout à fait avec l’ensemble par rapport à nos ambitions à l’époque. Bien que ces premières compositions étaient toujours les bases du groupe, il fallait les ré-enregistrer. Shadowheart est donc en quelque sorte un album compilation de nos débuts. Betrayal (…) est plus symphonique, possède de plus grandes orchestrations, nous n’utilisons pas vraiment de thèmes folkloriques, pas tant que ça dans notre « fantasy metal » bien que les mélodies sonnent folk, mais elles ne le sont pas, nous les colorons à notre manière tout du long… Betrayal (…) a de plus grands contrastes, est bien plus et mieux diversifié et je suis sûre, aussi sûre que l’Enfer existe, que je chante bien mieux que sur Shadowheart (rires). Les préparatifs ont été, comme toujours, en grande partie faits à la dernière minute bien que, évidemment, nous n’étions pas supposés nous presser !

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Il y a des morceaux et des passages véritablement black metal, que ce soit dans les riffs ou dans les chants, comme par exemple « Of Betrayal » que j’aime beaucoup. Chaque membre au sein de Kivimetsän Druidi apprécie-t’il ce genre musical ? Quelles sont vos racines en matière de métal extrême mais aussi de folklore ?
Si et quand le black metal est défini sur une base bien précise avec certains thèmes dans nos paroles, dans l’apparence et l’attitude, nous n’avons alors rien à voir avec cela, et il en est de même quasiment : nous n’avons rien à voir avec le folk metal, courant auquel nous sommes souvent assimilés, du fait que nous n’utilisons pas de folklore et de vie ou culture basée sur les traditions, pas plus que nous n’empruntons ou n’imitons les mélodies des chansons du métal folk actuel. Nous nous sentons tout de même plus proches des courants de métal extrême, néanmoins, musicalement. Graveyard Fun et Thyrane pourraient être des références dans ce cas. Alors, encore une fois, purement d’un point de vue musical, pas dans le sens idéologique. J’ai le sentiment que nous avons beaucoup plus de points communs avec, disons, Dimmu Borgir, qu’avec la scène folk. Et personnellement, Dimmu Borgir est l’un de mes groupes favoris.

Vous mélangez tout de même différents éléments dans votre musique : folk, viking, heavy/speed, black metal et opéra. Ce n’est pas trop difficile de composer de bonnes chansons, entraînantes, en combinant tout cela sans perdre le côté épique sur un même morceau, avec en plus son propre concept ?
Eh non ! Cela ne veut pas dire que pour tout, et là il faudrait demander aux garçons, nous sommes tous d’accord mais en général on essaie d’interroger tout le monde pour connaître l’avis de chacun. Mais les atmosphères épiques semblent plutôt en développement sur Betrayal qu’en retrait. Peut-être que la facilité trompe un peu les choses pour nous dans le fait que la combinaison des éléments se fait très naturellement, c’est très intuitif chez nous, nous ne pensons même pas vraiment à cela. Nous le faisons simplement, et cela survient assez facilement. Pas vrai les gars ? (rires) Cela semble être considérablement plus en avant et c’est ainsi…

Les scènes métal folk et symphonique sont importantes chez vous en Finlande de nos jours. Selon toi, quelle touche personnelle pensez-vous apporter avec votre musique dans ce milieu, et qu’est-ce qui différencie Kivimetsän Druidi des autres groupes populaires tels que Finntroll, Battlelore, Korpiklaani, Midnattsol, etc. ?
Nous sommes très différents de tous ces groupes, qui sont à leur tour différents les uns des autres. Si tu veux aller par là, toutes ces formations citées ci-dessus font des choses tout de même différentes en fait, et leurs musiques ne peuvent pas trop être véritablement comparées les unes aux autres. Je pense que notre touche personnelle, notre spécialité pour ainsi dire, réside réellement dans ce que tu as dit toi-même tout à l’heure quand tu m’as interrogé à propos du fait de composer nos chansons avec tant d’éléments différents : notre fer de lance est cette capacité à apporter ensemble plusieurs styles très différents et les assembler proprement. Par conséquent, je crois que ces contrastes extrêmes et une grande versatilité sont nos principales armes dans ce genre.

Y’a-t’il une forme de compétition parmi tous ces groupes et vous ?
Non, pas vraiment. Il y avait en partie une certaine compétition sur la deuxième tournée européenne au niveau des ventes de merchandising, nous ou Battlelore (rires) ! C’était à celui qui en vendait le plus ! Et je ne te dirais pas si qui (et si quelqu’un en particulier) a gagné (rires) car ce n’était pas vraiment sérieux tout ça… Parfois, je dois avouer, je sens comme si nous étions enviés par certaines personnes parce que, comme tu l’as dit ci-dessus, les choses sont arrivées parfois si vite pour nous alors que l’on commençait tout juste. Alors encore une fois, le groupe est né il y a huit ans et a travaillé dur ces six dernières années avant de signer un contrat. Nous n’avons donc pas été servi sur un plateau doré non plus d’un seul coup. Et tout peut toujours bien s’arrêter et partir en Enfer si nous gâchons les évènements ou si quelque chose de mal survenait, ce que je n’espère pas. Toutefois, je dois signaler que nous n’avons jamais ressenti d’envie ou de jalousie de la part de nos collègues à notre égard. Jamais. C’est plus le sentiment et l’attitude de certains observateurs qui n’apprécient pas notre genre, voilà tout.

Vous avez donc tourné en Amérique notamment à San Francisco, en Californie, pour votre premier album. Cette tournée intitulée « The Heathenfest America tour » a eu lieu en compagnie d’Eluveitie, Alestorm, Belphegor et Vreid. Est-ce vrai que le public américain là-bas reprenait vos chansons en chœur et que l’ambiance était folle ? C’est plutôt surprenant car vous êtes assez éloignés de leur culture américaine basée sur le baseball, Mc Do et la mode du metalcore en ce moment (rires)… ?
Non (rires) !!! Les métalleux américains ne pensent pas qu’au baseball et au Big Mac. Je sais que pour vous, les Français, cela peut apparaître surprenant mais ils ne sont pas tous ainsi (rires) ! J’ai d’ailleurs eu une conversation rafraîchissante avec une attirante jeune femme américaine après le dernier show de la tournée à propos des produits chimiques mauvais pour la santé utilisés dans les produits de soins cosmétiques modernes… Mince ! Il me vient à l’esprit que ce dernier concert avait lieu au Canada en fin de compte (rires) ! Oh eh bien, les Americains ne pensent quand même pas qu’aux hamburgers (rires). Et comme je disais plus haut, nous ne sommes pas vraiment que limités à ce folklore existant, au genre « heroïc fantasy », à la littérature, aux films, aux ordinateurs et aux jeux de rôles, notre musique est très globale et beaucoup plus profonde en fait. Je me rappelle que certains fans, en effet, connaissaient nos paroles et chantaient tout du long. Ceci est arrivé à plusieurs reprises mais le phénomène n’était pas, tu sais, si répandu que cela. On n’avait pas non plus un tout petit groupe mais un bon début de chœurs mélangés qui reprenaient nos chansons allègrement en face de nous, dans les premiers rangs. Oh, de toute manière, tu sais, c’est quelque chose dont un ami m’a dit un jour : « Il ne faut jamais faire confiance à une fée portant une hache », en l’occurrence moi (rires) !!


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KIVIMETSÄN DRUIDI – Betrayal, Justice, Revenge

Century Media / EMI



Myspace : http://www.myspace.com/kivimetsandruidi


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14 avril 2010

Peter Steele R.I.P. (1962-2010) : TYPE O NEGATIVE, CARNIVORE, FALLOUT.

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Peter Steele ici backstage, au Zénith de Paris, avant leur concert en décembre 1999


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28 février 2010

INTERVIEW DES AMERICAINS DE HATEBREED LORS DE LEUR CONCERT AU ZENITH DE PARIS LE 06/02/10 AVEC MACHINE HEAD

hatebreedlogo
Interview de
HATEBREED

C'est dans le cadre de leur tournée hivernale en Europe aux côtés des tout-puissants MACHINE HEAD que nous avons rencontré backstage les Ricains de HATEBREED, juste avant de passer à table pour prendre quelques forces afin de mettre à feu et à sang le Zénith de Paris avec leur hardcore/metal destructeur et hyper fédérateur. Petit bilan juste avant de monter sur scène donc : album live, reprises, nouvel album studio éponyme, changement de 2ème guitariste, et autres petites questions au menu de ce tête-à-tête avec le sympathique batteur Matt Byrne, arrivé dans le groupe en 2000, et désormais habitué au micro de votre serviteur...

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[ENTRETIEN AVEC MATT BYRNE (BATTERIE) – PAR SEIGNEUR FRED – PHOTO : DR]


Comment te sens-tu Matt, juste avant de monter sur scène ce soir, ici au Zénith de Paris ? Comment te prépares-tu ? Tu as des habitudes, tu fais un peu de sport avant ou de relaxation… ?
Ouais, ça va. Et oui je fais un peu d’entraînement avant. Je me mets tout d’abord sur mon ordinateur, comme tu le vois ici en ce moment en coulisse, et j’écoute un peu de musique pour me mettre dans l’ambiance pour jouer. Et je m’entraîne ensuite, je descends, et je mets en condition sur ma nouvelle batterie là, avec mon technicien. On vérifie tout avec les gars, on s’échauffe durant le set de Bleeding Through qui assure donc la première partie sur cette tournée. On se met sur le côté de la scène, derrière car la scène est tellement large. On regarde le groupe, le spectacle tout en continuant à s’échauffer un peu. Voilà ce que je fais en général, en restant derrière jusqu’à ce qu’on y ailler (rires) !

Tu fais un peu de sport avant ou de relaxation… ?

Euh non pas vraiment (rires) ! Je fais quelques étirements, je me dégourdis juste un peu les jambes histoire d’éviter une crampe, voilà tout…

Lors de notre précédente interview au Hellfest 2007, je t’avais demandé ce que tu connaissais de la France et de la langue française car ta mère est professeur de français si je me souviens bien… ? Comment va-t-elle d’ailleurs ?
Eh bien, ça n’a pas vraiment changé à ce niveau-là car j’ai pas trop le temps. Et ma mère est en retraite à présent, depuis trois ans justement, et c’est vrai elle était prof de français, et je ne parle toujours pas bien français (rires)… Je parle d’avantage l’espagnol qui est définitivement la deuxième langue aux Etats-Unis. On apprend plus ça à l’école, et pas le français… D’ailleurs, ma mère était également professeur d’espagnol. Je pense que le français est plus dur à apprendre. Je ne peux donc pas te dire de mots en français pour tes lecteurs malheureusement (rires)… !

Te souviens-tu de votre concert donné justement à Clisson dans le cadre du festival Hellfest en 2007 ?
Euh oui, plus ou moins car on y a joué ensuite l’an dernier, en 2009 avec notamment Suicidal Tendencies. Je me souviens plus du concert de l’an dernier, il y avait d’ailleurs aussi Manowar et Dream Theater ainsi que Europe (rires). Mais en 2007, oui c’était bien même si la météo n’était pas favorable mais non on s’en fiche. Il y avait alors aussi Mastodon je m’en souviens.

Mastodon,  tu aimes bien ? Leur dernier album est excellent, plus progressif…
Oui, j’aime, c’est un groupe génial !

Durant ces dernières années, Hatebreed a été très productif, que ce soit en terme de sorties d’albums (un DVD/CD live, un albums de reprises, un nouvel album studio) que de concerts… Comment et où trouvez-vous le temps pour faire tout ça ?
Oui, c’est vrai. L’album de reprises, intitulé For The Lions, était déjà enregistré en fait. Nous l’avions fait avant Supremacy, notre avant-dernier album studio. C’était juste pour le plaisir, on avait un peu de temps et on a fait ça juste avant Supremacy donc, car on était en train d’écrire pour cet album, on jammait ensemble et on s’est dit, pour une fois que l’on  avait un peu de temps, si on enregistrait quelques reprises, et ça l’a fait en un ou deux enregistrements selon les morceaux. On a donc démarré ça dans le but de participer au départ à un album tribute avec des reprises. Et puis peu à peu on s’est dit et si on enregistrait celle-là aussi ! Chris en proposait une autre, et moi une autre, etc. ainsi de suite... Et au final on s’est retrouvé avec tout un tas de groupes qu’on voulait interpréter alors qu’au départ c’était juste comme ça, pour le plaisir, et tu sais, au final, on a une vingtaine de chansons. Et deux ans plus tard, on s’est dit que l’on pourrait sortir cela car beaucoup des groupes qu’on reprend, la plupart des gens de nos jours ne les ont peut-être jamais écoutés, alors c’était l’occasion. On s’est dit que c’était le bon moment de publier ça, comment on en est venu à ce que l’on est aujourd’hui, comment les groupes jouaient à l’époque. Ce sont tous des groupes incroyables, en métal ou en punk/hardcore. Ils font partie de nous, et de notre musique en général.

Et pourquoi For The Lions est-il sorti chez Century Media et non sur Roadrunner Records ?
Oh, c’était juste un deal à part, un contrat différent pour le DVD live et cet album. Aux USA, on a un deal avec notre label E1. Il y avait ça, et Live Dominance, ainsi que le matériel live qui figure sur le nouvel album en bonus. Et c’était donc le deal en licence avec Century Media tout simplement.

Un mot sur la reprise plutôt inattendue de Metallica qui y figure justement ? C’est pas la plus célèbre !
Oui, il s’agit de la chanson « Escape » tirée de leur album Ride The Lightning. C’est vrai, c’est pas la plus connue…

Et « It’s The Limit » des Cro-Mags que vous reprenez aussi, et c’est logique. Elle a été notamment reprise par un groupe de death metal néerlandais, Severe Torture. Les connais-tu et as-tu déjà entendu leur version ?
Non, je ne les connais pas. Ok, cool ! Faudra que j’écoute (rires).

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Etes-vous satisfait du DVD/CD Live Dominance paru donc en 2008 ?
Ouais, je pense que c’est un truc génial. On a réussi à capturer ce qu’est véritablement un concert de Hatebreed, tu sais. C’est vraiment ça : la foule, l’énergie. C’est très authentique comme show.

Y’a-t’il des overdubs (rires) ?

Oh il y a toujours des retouches plus ou moins après en studio lors du mixage mais il y en a très peu, c’est plus dans l’assemblage des plans où il y a pas mal de retouches afin que tout s’enchaîne bien entre l’image et le son. Il n’y a pas d’overdubs mais je pense que le tout sonne bien, c’est clair, propre, et bien sûr il y a un peu de Pro-tools de manière à faire un DVD de qualité. Cela fait partie du processus. Mais ça reste authentique.

Vous êtes très généreux avec vos fans car avec votre dernier album studio, Hatebreed, il y a de nouveau deux mini-concerts en bonus vidéo sur l’édition limitée. Quel est l’intérêt à cela ? Est-ce vraiment utile après avoir déjà sorti un live officiel ?
Oui, il y a en effet plusieurs chansons extraites de deux importants concerts : au Download Festival en 2009 et au Wacken Open Air Festival enregistré lui en 2008.

Qui a choisi les bonus : votre label ou vous-mêmes ?
Non, on a choisi nous-mêmes ces bonus, bien qu’on ait sorti un album live précédemment, c’est vrai. Cela faisait partie du contrat. Mais certains fans n’ont peut-être pas pu se le procurer d’ailleurs. Et sur le DVD Live Dominance reprenant la dernière tournée, il y avait encore Sean Martin dans le groupe à la seconde guitare pour les concerts, et entre temps il a quitté le groupe, or tout ce dont nous avions jusqu’à maintenant en archive live officielle était avec lui. On a donc gardé les récents concerts avec Wayne Lozinak de retour dans l’équipe et on a décidé de mettre ça en bonus live vidéo avec le nouvel album éponyme. Je pense que c’est une bonne chose.

Ok, et ce nouvel album, peut-on affirmer qu’il s’agit là de votre album studio le plus varié et aussi le plus mélodique dans votre discographie ?
Varié, ouais exactement !

Est-ce lié à l’influence de l’enregistrement du tribute album For The Lions ?
Exactement. On a commencé à écrire et composer le nouvel album, notamment pour le chant, ou plutôt les chants et les cris de Jamey, et les chœurs de la même manière pour laquelle on a enregistré l’album de reprises. Par exemple comme pour ce que l’on avait fait pour la reprise de Metallica dont on parlait tout à l’heure. On a touché à des points clés, et on ne fait pas que crier, un peu comme James Hetfield sur la chanson « Escape ».  Il ne crie pas tout du long, il chante aussi ! Donc on s’est dit, si on tournait autour de ça, en variant un peu les choses autour de cette idée pour montrer que l’on peut et sait faire autre chose. Pareil pour les solos de guitares dont on est plutôt avare en général (rires), on en faisait pas ou peu dans le passé. Nous avons essayé certaines choses sur des morceaux, comme la technique du « shredding » que certains grands groupes de métal font habituellement (NDLR : par exemple Slayer).

Le morceau « Undiminished » est un titre plutôt surprenant sur ce nouvel album éponyme, à deux niveaux : c’est un instrumental et il me fait fortement penser aux mélodies typiques du guitariste Greg Macintosh de Paradise Lost, groupe de death/doom métal gothic qui n’a rien à voir avec vous ?! (rires)
Ah ouais !! Vraiment ? On a plein de références dans nos influences tu sais, et je suis pas vraiment familier avec la musique de Paradise Lost. Mais il s’agit là plutôt d’une référence en partie consacrée à Metallica, comme sur leur titre « Orion » ou des trucs de ce genre. J’adore ce travail à la guitare, on est tous fans ! C’est directement une influence de Metallica.

Pourquoi travaillez-vous toujours avec Zeuss à la production sonore ? Pourquoi ne pas innover un jour ?
Peut-être qu’un jour on le fera. Zeuss représente tant pour nous, il a fait tellement de choses et a consacré beaucoup de temps avec nous. Il produit Madball et plein d’autres super groupes. Il sait ce que l’on veut, nous connaît bien à force avec toutes ces années. Il est parfait pour nous, on est content ainsi !

Quelques mots au sujet des autres groupes qui jouent à vos côtés ce soir au Zénith de Paris : All Shall Perish, Bleeding Through, et bien sûr Machine Head !
Oui, ce sont des amis pour la plupart. Par contre All Shall Perish n’est pas là ce soir, ils ont du annulé leur tournée européenne. Je ne sais pas pourquoi exactement (NDLR : on apprendra plus tard en discutant avec Machine Head que le guitariste principal venait de quitter le groupe d’où l’annulation). Ils ne jouent donc pas ce soir avec nous et ne sont pas remplacés. Il y a uniquement trois groupes, Hatebreed inclus. Quant à Bleeding Through, on se connaît depuis longtemps ! On a déjà joué ensemble. Et Machine Head, que puis-je dire ! On a déjà joué plein de fois avec eux, notamment sur des festivals européens (cf. Hellfest par exemple). Euh, c’est sympa d’être avec eux, on en est reconnaissant d’être à leurs côtés sur cette tournée. Ils donnent tout sur scène, on les voit jouer chaque soir, donc c’est cool ! C’est un super groupe, ils jouent de très bonnes chansons et on assiste à cela chaque soir. Pour nous, c’est une bonne tournée !

Est-ce que votre chanteur overbooké Jamey Jasta anime toujours l’émission Headbangers Ball sur MTV 2 ?
Non, il ne le fait plus. C’est fini.

Est-il toujours très pris entre son label, sa marque de vêtements, le groupe Hatebreed donc, ses projets parallèles comme Ice Pick et Kingdom Of Sorrow, etc. ?
Oui, il a toujours plein de nouveaux trucs à faire avec plein de gens (rires).

Et toi ? As-tu d’autre(s) projet(s) à côté ?
Non, j’essaie pas  d’avoir d’autre projet. J’ai pas forcément le temps Et je préfère me consacrer 100% de mon temps à mon travail dans Hatebreed.

Je sais que tu es fan  de Suicidal Tendencies et aussi d’Infectious Grooves. En fin d’année 2009, il y avait une tournée d’Infectious Grooves. Les as-tu croisés et vus en concert récemment et  les connais-tu personnellement ?
Oui, c’est vrai, j’ai vu ça. Je suis fan d’une partie de ce qu’ils ont fait. Mais non, je ne suis pas spécialement en contact avec ces derniers. En fait, je suis plus fan de Suicidal Tendencies et les connais un peu plus personnellement. Et ils vivent en Californie, moi je suis du côté de New York plutôt.  Mais c’est différent musicalement Infectious Grooves par rapport à nous. Jouer ensemble n’est pas forcément si évident.

Que souhaites-tu ajouter à propos du concert de ce soir à Paris et quel message veux-tu adresser à vos fans ?
Eh bien, tu sais, comme d’habitude, merci à vous d’acheter nos T-shirts au merchandising, d’acheter nos disques, de venir comme ce soir aux concerts, etc. C’est important de nous soutenir, et notamment ici en France et partout en Europe, c’est à chaque fois de plus en plus important. En festival, en tournée, on fait d’excellents concerts ici, c’est la folie, et devant différents publics. C’est de mieux en mieux et à bientôt !

Merci Matt !
Merci à toi Fred, c’est cool !

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HATEBREED – Hatebreed


Roadrunner Rec. / Warner Music



MySpace : http://www.myspace.com/hatebreed


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23 janvier 2010

RDV AU CONCERT DE HATEBREED + MACHINE HEAD A PARIS LE 06/02/2010 !

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10 janvier 2010

INTERVIEW DES ALLEMANDS DE DARK FORTRESS !!!

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Interview de DARK FORTRESS

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A l'occasion de la sortie de leur nouvel album studio "Ylem" après leur très bon "Eidolon" (Century Media/2008), retrouvez ci-dessous l'interview du guitariste allemand V. SANTURA (ex-CELTIC FROST sur la dernière tournée et dorénavant dans TRIPTYKON !!!!)...
Avis aux fans de black-metal !!!

V

 A peine deux après leur précédent album Eidolon, fort réussi au passage, les Allemands de Dark Fortress continuent de battre le fer tant qu’il est chaud et leur succès ne fait que croître ces derniers temps. Passé maître dans un art black metal mélodique et puissant, ils apportent réellement de la fraîcheur dans cette scène musicale qui parfois tourne en rond si on écarte les groupes cultes toujours présents sur la scène… Petite discussion avec le maestreo V. Santura (également guitariste dans Triptykon au côté de Tom G. Warrior), plutôt prolixe depuis son château (enfin son studio) en Bavière où il rentre tout juste de croisade…

[ENTRETIEN AVEC V. SANTURA (GUITARES) – PAR SEIGNEUR FRED – PHOTO : DR]


Salut ! Peux-tu te présenter tout d’abord et nous dire comme s’est passée cette tournée européenne en fin d’année dernière avec les groupes Satyricon, Shining et Posthum ? Vous avez d’ailleurs joué à Paris le 4 décembre dernier au Trabendo, mais voilà, il y avait le fameux concert d’Alice In Chains le même soir au Bataclan…

Je suis V. Santura, l’un des deux guitaristes de Dark Fortress, mais aussi membre de Triptykon and Noneuclid. J’ai écouté le dernier album d’Alice In Chains et je dois dire que je suis profondément impressionné, tu es donc tout excusé (rires) ! Eh bien, concernant notre concert, et je ne dis pas cela parce que je m’adresse ici au public français, mais  ce fut vraiment euphorique quand j’ai quitté la scène de la salle du Trabendo après notre set. Je n’ai avais aucun indice pour me repérer pour savoir à quoi m’attendre car nous n’avions jamais joué en France auparavant, mais j’ai ressenti une telle ferveur venir du public de Paris et tant de passion à l’égard de notre musique ce qui m’a littéralement scotché. C’est assurément l’une des plus grandes soirées de cette tournée 2009 ! Il y a eu aussi quelques autres dates avec de bons concerts, mais malheureusement je suis tombé très malade juste après le concert de Bologne en Italie, donc la tournée fut en partie un enfer pour moi durant presqu’une semaine. J’ai même dû annulé 2 concerts ce qui ne m’était jamais arrivé dans ma carrière de musicienne ! Un soir, durant un concert (c’était à Prague je crois), Morean, notre chanteur m’a remplacé provisoirement à la guitare. Il a appris 5 chansons en quelques heures seulement dans la chambre de l’hôtel durant l’après-midi précédent notre show. Vraiment impressionnant ce mec…

Doit-on considérer cette série de dates comme la fin de la tournée d’Eidolon, votre précédent album, ou bien le début de la promotion du nouveau, Ylem, sur scène ?

Nous pouvons voir cela comme le début, en avant-première même, de la promotion de Ylem, notre nouvel album. Le “timing” n’est pas tout à fait parfait parce que la tournée entière a eu lieu presque 1 mois  et demi avant la sortie du nouveau disque mais c’était la chose la plus juste et la plus pratique à faire. On a pas toujours la chance de jouer sur de telles dates avec de tels groupes chaque jour.

Eidolon est paru en 2008. En es-tu totalement satisfait, notamment au niveau de la production sonore car c’est toi qui l’a produit au Woodshed Studio, ton home studio ?
J’aime beaucoup Eidolon, vraiment, et j’en suis plutôt satisfait globalement. Nous recherchions comme but d’avoir un album assez direct et agressif, et c’est ce qu’il en est. En faisant une rétrospective, je pense que son prédécesseur, Séance, possède un peu plus de profondeur, au niveau du son et du champ des émotions, mais l’agression y était moins intense. Eidolon a en effet était auto-produit tout comme déjà ses prédécesseurs Stab Wounds et Séance. J’ai ouvert officiellement le Woodshed Studio en mai 2008, donc Eidolon a été produit juste avant dans de drôle de circonstances avec pas mal de problèmes... Ylem est le premier album que j’ai donc pu complètement produire et finaliser entièrement dans mon propre studio ce qui a été un immense plaisir.

Tu es arrivé au sein de Dark Fortress en 2001 je crois, et le groupe ainsi que la musique ont vraiment évolué depuis cette date, mais surtout depuis 2004 avec l’album Stab Wounds. Comment expliquerais-tu cette évolution professionnelle ?
C’est vrai. Mais Seraph m’a rejoint en même temps à la batterie, ainsi que Draug, notre bassiste, quelques mois auparavant. Il y a donc eu un grand changement de line-up vers 2000/2001. J’ai remplacé Crom à l’une des deux guitares. C’est lui qui était l’un des principaux compositeurs sur le premier album du groupe Tales From Eternal Dusk (2001). Ce fut une avancée logique des choses, le groupe allait donc se diriger vers de nouveaux chemins après cela. Nous avons conçu le second album Profane Genocidal Creations en tant que groupe, la plupart de la musique ayant été écrite dans notre salle de répétition. Mais nous sommes tous extrêmement mécontents de cet album. Nous avions donc besoin d’un changement drastique sur la manière de composer et de travailler sur nos chansons après cet album. Je pense que tu peux créer de la musique avec plus de profondeur, plus d’intensité, avec beaucoup plus de détails, si tu travailles principalement tes compositions chez toi au départ, à la maison. C’est bon de faire certains arrangements avec le groupe entier ensuite, mais je préfère vraiment travailler seul au départ. Et nous avons donc établi cette manière de procéder avec l’album Stab Wounds.

Dark Fortress est-il un groupe démocratique (rires) ou bien doit-on considérer que tu es le leader du groupe (principal compositeur, ingénieur du son et producteur) ?
Les deux (rires). Je considère Dark Fortress comme un groupe démocratique, mais chaque démocratie a besoin d’un président ou bien d’un chancelier (NDLR : Dark Fortress est allemand) qui décide de la principale direction à prendre. Et chaque groupe a besoin de quelqu’un avec une vision claire et générale sur les choses relatives au groupe. Je joue dans trois groupes actuellement, et dans celui-ci, Dark Fortress, je suis le type qui a cette vision globale. Dans Noneuclid par contre, c’est Morean, et dans Triptykon, là c’est Tom Gabriel Fischer (ex-Celtic Frost). Néanmoins, les autres membres ont de hautes compétences qui sont utilisées dans le groupe. Morean écrit toutes les paroles par exemple, et certaines musiques aussi. Asvargr est toujours le mec qui apporter d’excellents riffs bien sombres et torturés, bien nécros (rires) et Seraph vient en répétition avec de nombreuses idées géniales pour la batterie et les rythmiques. Quand à Draug, c’est notre épicentre énergique en live lors de nos concerts. Et sérieusement, as-tu déjà vu un type aussi repoussant que notre claviériste Paymon ? (rires) Chacun a donc un rôle important à jouer dans le groupe.

Maintenant, peux-tu nous présenter et décrire votre 6ème nouvel album studio intitulé Ylem, notamment en le comparant musicalement au précédent, Eidolon ?
Quand nous avons commencé à composer la musique pour Ylem, mon souhait était clairement de ne pas rester borné à un concept musical ou lyrique par avance. J’ai juste voulu écrire de la musique, celle qui venait directement de mon intérieur, sans avoir à me forcer et d’aller forcément vers une certaine direction. De cette façon, la variation stylistique est plus beaucoup plus grande que sur Eidolon. C’est sûr, ce n’est pas notre album le plus agressif bien entendu, mais il contient des choses profondes, des émotions plus variées et c’est très heavy. C’est donc par contre notre album le plus diversifié et peut-être aussi le plus adulte d’une certaine manière.

Que signifie “Ylem” d’ailleurs ? Peux-tu expliquer ce nouveau concept tout comme le fut Eidolon à propos du miroir qui amène notre âme vers une autre dimension astrale…?
Oui. Cela fait référence à l’alchimie. “Ylem” est LA substance à partir de laquelle les éléments se sont développés pour créer le chaos qui a conduit à la théorie du Big-Bang. C’est en quelque sorte la matière originelle hypothétique ou un condensé d’un état de matière juste avant l’arrivée du Big-Bang. En revenant en arrière, à cet état primaire original, “Ylem” signifierait ainsi la fin de tout chose en même temps. Il y a une sorte d’étincelle ou de graine de fin de vie dans tout, partout, et c’est inévitable que cet univers s’achèvera un jour, et il retournera alors à son état d’origine. Ce principe de la mort est donc le principal thème de nos paroles cette fois-ci sur Ylem. D’une certaine façon, la plupart des morceaux sont des invocations à la mort sous une forme ou une autre.

Peut-on rapprocher d’avantage Ylem à votre album Séance musicalement ? Car il est très sombre, ténébreux et lourd parfois, carrément doom metal même !
Ouais, cette idée ne me déplaît pas.

On dirait que ta collaboration live en tant que second guitariste au côté de Celtic Frost sur la fin de leur dernière tournée t’a influencé lors de la composition, à l’écoute de titres bien dark et doomy tels que “Evenfall” ou “The Valley”…, non ?
Eh bien... héhé... (rires) Je ne peux nier l’influence de ce groupe et ce n’est pas une si mauvaise chose ma foi ! J’ai joué environ 60 shows avec Celtic Frost en 2007 et interpréter une musique si heavy et si intense aussi fréquemment te laisse certaines traces et me concernant cela m’a à la fois touché en tant que musicien et compositeur. “Evenfall” est une très vieille chanson par exemple, et qui par la force des choses a évolué. Elle était assez basique au départ et a été écrite durant les sessions studio Stab Wounds (2004). Cela a juste pris beaucoup de temps jusqu’à ce que l’on soit prêt et capable en tant que groupe de faire cette chanson. Donc sur celle-ci, il n’y pas d’influence directe récente de Celtic Frost même si je suis fan du groupe depuis longtemps. Et par contre, tu as raison, je n’aurai probablement pas écrit une chanson telle “The Valley” il y a plus de trois ans par exemple...

Quelles sont les news au sujet de Celtic Frost ? C’est définitivement fini, sans Tom G. Warrior ?? Es-tu toujours en contact avec ?
Ouais, je pense que c’est définitivement fini. Il n’y a pas de Celtic Frost sans Tom Gabriel Fischer alias Tom G. Warrior tout comme il n’y a pas de Celtic Frost sans Martin Eric Ain… C’est aussi la raison pour laquelle nous avons choisi de continuer sous un autre nom, en l’occurrence un nouveau patronyme, celui de Triptykon, bien que ça sonne aussi proche que Celtic Frost musicalement.

Sur l’édition limitée du nouvel album Ylem, il y un titre bonus : une reprise de la chanson du générique de la série TV culte Twin Peaks de David Lynch “Sycamore Trees”. Plutôt surprenant ! Pourquoi un tel choix ? Es-tu un fan nostalgique ? (rires)
Lynch est impressionnant. Lost Highway est l’un des plus grands films de tous les temps et aussi l’un des plus troublants. Malheureusement je n’ai encore jamais vu Twin Peaks. En fait c’est Morean (notre chanteur) qui arrivée avec cette idée de reprise du thème musical et je pense qu’il est vraiment un gros fan de Twin Peaks et tout spécialement de cette chanson. Cela peut plaire aux fans…

Quelques mots pour conclure sur tes autres projets parallèles même si on l’a évoqué un peu tout à l’heure : Triptykon mais aussi Noneuclid ?
Je pourrai très bien remplir des pages au sujet des nouvelles de Triptykon dont on parlait tout à l’heure ! Mais je peux dire une seule chose pour faire court :  on a vraiment commencé. La production de notre premier album est finie. Le partenaire professionnel (label) a été choisi, et une date de sortie est établie. Notre premier show aura lieu au Dutch Roadburn Festival en tant que tête d’affiche du vendredi où nous sommes confirmés [NDLR : le concert de Triptykon aura lieu le 16/04/2010]. Et je crois vraiment que nous avons réussi à concevoir la suite légitime de l’album Monotheist de Celtic Frost. Quand à Noneuclid, c’est un peu silencieux en ce moment autour de ça, mais nous jouerons aussi live au Roadburn Festival ce qui est une chose superbe pour nous comme occasion. En fait, nous avons déjà un second album entier complètement écrit, enregistré et mixé. Nous n’avons tout simplement pas eu le temps encore de  chercher et de démarcher des labels pour un contrat parce qu’il y a déjà tellement d’évènements avec tous les autres projets/groupes dans lesquels nous sommes déjà impliqués…

Ok, et que veux-tu ajouter à l’attention du public français et des fans de black metal ?
Merci pour cet impressionnant retour que nous avons eu ici en France à Paris lors de notre tout premier concert en décembre 2009, vous assurez !

DARK FORTRESS – Ylem
(Century Media Rec. / EMI
)

DARK_FORTRESS_Ylem_COVER


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PREMIER CLIP POUR LES PARISIENS DE 13 DIGITS ! ENJOY !

entete_13D_EP

Le vidéo-clip est dispo ici :

http://www.dailymotion.com/video/xbr01b_uncanny-pt1_music


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