WELCOME TO HELL !


05 janvier 2013

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MISANTHROPE "Aenigma Mystica" (Holy Rec./Warner Music)

MISANTHROPE "Aenigma Mystica" 
(Holy Records/Warner Music)
Genre : Heavy/Death Metal
4/5

MISANTHROPE Aenigma Mystica cover 

Résumer un album de Misanthrope en quelques lignes est aussi difficile que faire une fiche de lecture d’une œuvre de Molière pour un collégien à la récré ou bien d’avouer que l’on craque pour Les Fleurs Du Mal, dernier album à polémique de Therion. Et justement, avec le superbe hommage de Misanthrope à Baudelaire sur IrremeDIABLE en 2008, le groupe français avait placé la barre très haut alors comment nous surprendre encore ? Ce neuvième album à la production sonore claire et puissante (enregistré de nouveau aux studios parisiens Davout avec Fernando Pereira Lopes) revient sur le personnage d’Alceste et son avenir à travers une base de composition Heavy/Death Metal solide. Anthony Scemama et ses soli de guitares lumineux (« La Bonté Du Roi Pour Son Peuple », « Desponsation »…) et riffs plus mordants, ou bien le fidèle Jean-Jacques Moréac avec sa basse qui claque (« L’Arborescence Du Lys »), n’ont pas à forcer leur talent malgré toutes ces méandres musicales et énigmes lyriques que nous propose ici le chanteur S.A.S. de l’Argilière. Paradoxalement plus immédiat, groovy, et moins complexe qu’IrremeDIABLE a priori, ce nouvel acte de foi envers le Métal extrême à la française s’avère vite entraînant (le final « Ænigma Mystica ») mais n’offrira sa substantifique moelle qu’aux plus fidèles d’entre vous ! [Seigneur Fred]


 

INTERVIEW DES FRANCAIS DE MISANTHROPE A L'OCCASION DE LA SORTIE DE LEUR DIXIEME OPUS "Aenigma Mystica" (Holy Rec./Warner Music)

MISANTHROPE LOGO 2012


"Retour vers le futur"

Cela faisait un bail que nous n’avions plus de nouvelles de la troupe francilienne de Métal extrême ! La fantastique œuvre sur la vie de Charles Baudelaire parue en 2008 (poète décidément toujours à la mode) hante encore nos mémoires mais à l’approche du vingt-cinquième anniversaire de Misanthrope, nous guettions l’arrivée de nouveaux plaisirs fantasmagoriques à travers les aventures d’Alceste… Voici venu Ænigma Mystica !

 

[ENTRETIEN AVEC S.A.S. de L’ARIGILIERE (chant) ET ANTHONY SCEMAMA (guitares) PAR SEIGNEUR FRED ; PARU EGALEMENT DANS LE MAGAZINE METAL OBS' n° 56 DE JANVIER/FEVRIER 2013 EN VERSION EDITEE ; PHOTO : D.R.] 

 Misanthrope


Presque cinq ans séparent IrremeDIABLE (2008) de ce neuvième album studio Ænigma Mystica ! IrremeDIABLE fut un album ambitieux et passionnant. J’imagine que ce fut un travail énorme de préparation, d’écriture, et de composition, à l’époque, pour ce concept-album original sur Baudelaire ? Et pourquoi un tel silence depuis ??!
S.A.S. de l’Argilière : Merci pour tes mots sur IrremeDIABLE. Oui, ce fut un album passionnant à réaliser. Il a véritablement relancé la carrière de Misanthrope. Comme l'ambition fait souvent tourner les choses au cauchemar, nous avons décidé de faire plier « le temps » sur notre futur... si futur il y avait. Cet espace temporel de cinq années est involontaire. La vie du groupe et notre vie ne nous ont pas laissé d'autre choix que de passer une quantité infinie de jours sur Ænigma Mystica. Il n'y a jamais eu de silence ou d’arrêt, nous avons passé ces dernières années entre les concerts, la composition et le studio. Jean-Jacques Moréac voulait profiter et vivre IrremeDIABLE, moi je voulais survivre à IrremeDIABLE et c'est chose faite aujourd'hui ! Nous sommes bien vivants et de nouveau possédés par une rage créatrice !

IrremeDIABLE traitait de la vie de Charles Baudelaire, auteur du célèbre recueil Les Fleurs du Mal (1857). As-tu récemment écouté le dernier album de Therion portant ce même nom et qui s’inscrit dans une démarche artistique un peu à part pour le groupe suédois ? Baudelaire redeviendrait-il à la mode ?
Oui, j'ai acheté l'album autoproduit spécial « Yéyés » de Therion car je suis ce groupe depuis l'époque de leur seconde démo tape. J'ai rencontré plusieurs fois Christofer Johnsson (NDLR : guitariste, ex-chanteur, principal compositeur et fondateur de Therion) car nous avons correspondu de 1990 à 1992 ! Ce n'est pas de première jeunesse tout cela. Tu vas rire, mais j’ai été bercé par les « années Yéyés », ma mère avait seize ans en 1950 !!! Donc heureusement, ou malheureusement pour moi, je connais bien cette scène, ah ah ah ! (rires). Mis à part le titre de l’album, ce disque n'a rien à voir avec l'univers Baudelairien. C'est juste un clin d'œil du Suédois à la culture de notre beau pays. Car pour lui, comme pour Marilyn Manson et tant d'autres, Charles est le plus grand artiste français. Baudelaire est immortel, l'élite intellectuelle et créative vit avec lui depuis 1857 ! C'est une étoile intemporelle et supérieure qui n’a jamais quitté nos cœurs. Seul le grand public stupide et abêti l'a oublié. Il est le visionnaire absolu de l'Art moderne.

A propos du nouvel album maintenant, c’est vrai que l’enregistrement d'Ænigma Mystica s’est étalé sur près de trois ans ??! Ce fut une nouvelle fois au Studio Davout à Paris avec Fernando Pereira Lopes…
Les compositions ont coulé avec fluidité d'une source de talent inépuisable. Par contre pour les arrangements, le chant, le mixage, le mastering, la réalisation du bonus DVD et pour la pochette nous avons passé beaucoup, presque trop de temps même. Il s'est écoulé vingt-et-un mois entre la première prise et le mastering définitif de l'album. Pour le résultat final, tout est parfait à l’excès car de nos jours on ne peut plus se contenter de faire un simple album, surtout après une œuvre comme IrremeDIABLE. On a voulu avoir du recul sur chaque élément, faire preuve de minutie et trouver une inspiration inédite. Avec Fernando Pereira Lopes, déjà responsable des derniers Argile et Misanthrope, nous avons travaillé dans la plénitude du dépassement de soi sans même penser un jour à une fin. J'ai aimé composer et enregistrer Ænigma Mystica... et à l'inverse j'ai été abîmé par ces sept mixages et ces trois masterings tel Sisyphe poussant inlassablement son rocher. C'est un album qui suggère différents sentiments passant de l'ombre à la lumière, de la torture à l'émotion pure.

Le rendu sonore et le travail sur les parties de guitares sont différents sur Ænigma Mystica par rapport à IrremeDIABLE et pourtant les conditions d’enregistrement s’avèrent identiques. Les guitares sonnent plus modernes et sont davantage mises en avant ce qui n’était pas forcément le cas sur IrremeDIABLE du fait de ton chant et de la narration autour du concept de Baudelaire. C’était le but recherché ?
Anthony :
Oui. Sur IrremeDIABLE, nous voulions un son plus aéré qu'auparavant. Sur scène, le chant est beaucoup plus en avant que sur les anciens albums, et nous voulions vraiment que le son d'IrremeDIABLE soit proche du « vrai son de Misanthrope », c'est-à-dire du son que nous avons en live. Depuis, le son de guitare a évolué vers un son plus puissant et plus présent. Nous utilisons aujourd'hui deux pré-amplis différents pour chacune des guitares rythmiques : l'un qui a un son tranchant et précis, proche du son d'IrremeDIABLE, et l'autre qui a un son très gras ce qui lui donne cet aspect plus moderne et plus épais. Sur Ænigma Mystica, les conditions d'enregistrement étaient effectivement identiques, mais c'est le nouveau son de Misanthrope qui reflète ce qu'est le groupe aujourd'hui.

Peux-tu nous expliquer le titre grec ou latin Ænigma Mystica de ce neuvième opus ? Y’at-il une nouvelle fois un concept ? Cela évoque un nouveau voyage du personnage Alceste de Molière, j’ai cru comprendre…
S.A.S. de l’Argilière : Il faut écouter l'album en entier pour comprendre les significations d'Ænigma Mystica. Nous avons dessoudé les douze titres pour rendre l'énigme plus juteuse. C'est à vous de résoudre ce magma en fusion issu de mon esprit arborescent ! Alceste est devant son Sphinx millénaire, va-t-il, ne serait-ce qu'un instant, percevoir l'étincelle divine du contact direct avec Dieu ? Tous nos albums parlent des dérives du descendant d'Alceste, le Misanthrope embourbé dans cette vie humaine qui n'a aucun sens, ni pour vous ni pour lui. Il est comme la France, ruiné, bafoué, trahi, déraciné et sans avenir.

La basse de Jean-Jacques Moréac occupe une place de premier ordre, sur plusieurs morceaux tels que « La Bonté Du Roi Pour Son peuple », « Les Ombres De Dante », ou « L’Arborescence Du Lys ». C’est un des éléments clés, la marque de fabrique en quelque sorte dans le son de Misanthrope ?
C'est une certitude, la basse de Monsieur Moréac fait partie intégrante du son de Misanthrope. Il a vraiment remis au goût du jour le son, le jeu et la technique de la basse dans le Métal Français. C'est un artiste inimitable, en quelques secondes on reconnaît son attaque, ses phrasés et son groove ! Dans Misanthrope on aime la basse donc elle n'est pas en retrait ; mais la batterie de Gaël Féret n’a jamais aussi bien sonné et tout défoncé, ainsi que les sublimes guitares d'Anthony Scemama. Sur Ænigma Mystica, il n'y a pas que du chant et des blasts... Il y a surtout une incontestable musicalité avec un cœur Métal authentique.

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Qui sont ces « Charmantes Castratrices » dans la neuvième chanson ? L’antithèse de nos « Chiennes de garde actuelles » mais à l’époque de Molière ? (rires)
C'est un texte que j'ai écrit pour les fans qui vénèrent des morceaux comme « L'érotique Courtoise », « Libertines Humiliations », « La Dandy », « Plaisir Saphique » ou « Le Haras d'Amazones ». Ce sont des paroles inspirées et fantasmées par toutes les femmes qui nous entourent, il y a du vécu et beaucoup de caricatures grotesques comme dans le Théâtre et l'Art primitif des rues du Moyen Âge avec des mots d'aujourd'hui. C'est un titre instinctif et redoutablement efficace sur scène, j'adore les femmes plus que tout.

A l’heure des SMS, des mails et autres Twits sur internet, Misanthrope s’évertue-t’il toujours à écrire et développer des paroles recherchées dans la langue de Molière ? Cela a toujours été une des caractéristiques de Misanthrope ! Par conséquent, cela va être difficile de conquérir un nouveau  et jeune public Métal, non ?
Tu as lu les paroles du livret, tu as la réponse. Bien évidemment les textes de Misanthrope sont un des fondements du groupe. Nos mots représentent une grande partie de l'aspect extérieur du groupe. Ils ont construit notre légende au même titre que notre musique. Je ne suis pas focalisé sur la conquête, j’aime être sous-estimé, c’est mon côté maso ah ah ah ! (rires) Les fans de Misanthrope sont plus intelligents que tu ne le crois, ils sont l’élite de la scène tricolore ! Le public a toujours voulu nous comprendre, ils nous suivront car nous ne les décevrons jamais. Mais je peux m'essayer au style SMS pour convaincre les bolos : «  Ok ziv ziv brother, Zantropmy, c'est trop omb, double Lol Xd c swag ta vu truc de ouf malade » ! (rires)

Sur l’artwork d’Ænigma Mystica figure un électro-cardiogramme actif puis plat, me rappelant Life Is Killing Me de Type O Negative… Serait-ce le dernier album/le dernier acte discographique de Misanthrope ??
Tu délires Seigneur Fred ! J'ai commencé la musique en 1986, je ne vais pas m'arrêter aujourd'hui ! J'ai toujours voulu être un musicien, il n'y a pas de prix pour cela, je suis d'une magnifique abnégation quand on veut me démotiver de Misanthrope. Mais il y a deux symboliques pour cet électrocardiogramme actif puis plat : c'est la mort du cœur sacrifié puis dévoré des enfants de Lycaon sur la chanson « Omophagie Communiante » ou ce qui me semble plus probable ... et qui est vraisemblablement une partie des réponses à notre énigme mystique. Le plat de cet électrocardiogramme est l'accès d'Alceste au contact divin et sa transformation d'être humain lambda en surhomme mythique et immortel. On peut interpréter cela comme un instantané de son passage entre le réel et la toute-puissance illimitée. C'est la charnière qui nous aide à comprendre ses années d’errance entre 1666 Théâtre Bizarre et 2666 Futile Future.

Quels sont les projets pour cette année 2013 et pour 2014 où le groupe fêtera ses vingt-ans ans de carrière ?! Concerts, concerts, et concerts ! Nous désirons reprendre la route pour vous retrouver et convertir les âmes perdues car il n'y a pas que Children of Bodom, Metallica, Slipknot, Gojira, Dimmu Borgir, Amon Amarth et Rammstein qui assurent ! Il faut compter sur Misanthrope, on ne vous décevra jamais. En attendant la sortie de l'album nous tournons un nouveau vidéo-clip et on prépare notre nouveau show Live pour la tournée 2013 ! Et oui, bientôt vingt-cinq années de carrière, je n'ai rien vu passer !

Enfin, peut-on espérer un nouvel et troisième album d’Argile, ton projet Dark/Doom Metal ? Oui, en 2020 pour mes cinquante ans ! C'est promis. Aeternitas.
 

MISANTHROPE Aenigma Mystica cover 

                                                        









MISANTHROPE –
Ænigma Mystica
Holy Records / Warner
Site : www.misanthrope-metal.com


21 mars 2011

INTERVIEW DES THRASHEURS NEERLANDAIS DE LEGION OF THE DAMNED A L'OCCASION DE LA SORTIE DE "Descent Into Chaos" (Massacre Rec.) !

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"Overdose de Thrash"

“Il faut battre le fer tant qu’il est chaud“, telle semble être la devise de nos amis et Thrasheurs hollandais depuis leur renaissance en 2004 à partir des cendres de leur ancien combo Occult. Pas une année ne passe sans qu’ils ne publient un nouveau disque (live, studio, etc.) comme s’il fallait rattraper le temps perdu. Après un Cult Of The Dead en demi-teinte, Legion Of The Damned devait se ressaisir, et c’est pour notre plus grand plaisir qu’ils reviennent décrasser nos cages à miel avec leur Thrash Metal toujours aussi féroce mais un poil plus varié !

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[ENTRETIEN AVEC MAURICE SWINKELS (chant) – PAR SEIGNEUR FRED & SOPHIECAT – PHOTO : DR]

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En 2009, Massacre Records a sorti une compilation de sept morceaux appelée Full Of Hate, pourquoi un tel  choix ? C’est un peu tôt pour sortir un best of même si vous existez depuis longtemps avec Occult, non ?
Ce n’était pas vraiment un CD best of. C’était un disque que l’on donnait gratuitement à chaque personne qui achetait un ticket pour nos concerts. Nous en avons tiré plus de 20 000 exemplaires. C’était juste un petit cadeau pour les fans, pas vraiment un best of donc. Bien sûr, nous y avons mis un morceau de chacun de nos albums plus une vidéo. Nous les donnons encore actuellement, c’est un bon CD de promo.

Habituellement, Legion Of The Damned sort un album chaque année mais pas en 2010… Vous avez décidé de prendre votre temps cette fois-ci pour Descent Into Chaos ?
En 2010, nous avons sorti un double DVD + CD live mais c’est vrai que nous avons passé plus de temps pour écrire les morceaux de ce nouvel album.

Tu travailles pour la promotion de Nuclear Blast chez toi aux Pays-Bas mais aussi pour Boomer Entertainment, ton studio de vidéo je crois. C’est facile de te concentrer pour le groupe dans tout ça ?
Boomer Entertainment n’est pas mon studio de vidéo, c’est notre maison de disques. En fait, nous n’avons jamais signé chez Massacre Records. On a signé chez Boomer Entertainment qui a ensuite mis nos albums en licence chez Massacre. Toutes les idées viennent donc de nous et de Boomer. Et je travaille pour Nuclear Blast et possède effectivement ma propre entreprise de vidéo. A côté de ça, LODD demande beaucoup d’investissement. Je bosse presque 7 jours sur 7, 24h/24h, surtout à la sortie d’un nouvel album. Mais c’est plaisant bien sûr, sinon j’aurais déjà jeté l’éponge.

Es-tu pleinement satisfait de Cult Of The Dead sorti  fin 2008 avec le recul ?
Oui, il n’y a aucun album de LODD que je ne regrette. J’en suis encore très content, c’est un album brut !

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J’ai été surpris à l’écoute de votre nouvel album car vous l’avez enregistré au Abyss Studio en Suède. Pourquoi avoir quitté le Stage One Studio en Allemagne comme l’a fait Belphegor ? Le son était parfait pour votre musique !
Il était temps pour nous de changer, c’était presque personnel. J’étais curieux d’essayer autre chose. Nous n’avions jamais fait quelque chose de différent et il était temps de le faire pour Descent Into Chaos. Et cela a bien fonctionné, je pense.

Peter Tägtgren vous a-t’il mieux aidés et conseillés qu’Andy Classen pendant l’enregistrement ?
Chaque producteur a quelque chose d’unique, que ce soit positif ou négatif. C’est vrai pour chaque producteur. Pour l’enregistrement ils sont pareils. L’un passe plus de temps sur ceci ou cela mais en gros c’est pareil. C’est le lieu surtout qui change. Peter a un studio beaucoup plus grand, et surtout pour la batterie. Pendant l’enregistrement, on pouvait noter la différence, et en mieux, notamment pour la batterie qui prend plus de place dans l’espace sonore en fait. Tout a été enregistré au Abyss Studio par Peter et nous.

Descent Into Chaos semble plus varié à l’image des morceaux « Lord Of The Flies », « Desolation Empire » ou « The Hand Of Darkness » mais c’est encore du pur Thrash signé LODD ! Comment le comparerais-tu avec vos précédents albums ?
Il y a plus de groove et c’est peut-être plus lent. Certaines chansons ne sonnent toutefois pas comme du LODD typique, comme sur « Lord Of The Flies », mais c’est bien. Faire quelque chose de différent cette fois, je veux dire dans la biographie LODD, est une bonne chose ! Nous avons aussi mis quelque parties acoustiques ce qui est nouveau pour nous. Maintenant LODD est un groupe que tu ne peux comparer avec un autre. Bien sûr il y a nos influences mais dès que tu entends le premier titre, « Night Of The Sabbath », tu sais que c’est du LODD. C’est bien je trouve, et même si nous avons des morceaux différents, tout de suite tu sais que c’est nous (rires).

Mais tu n’as pas peur que les fans puissent se lasser de vous et de votre musique si vous sortez trop des albums trop régulièrement chaque année ?
C’est possible mais ceci ne me fait pas peur. LODD reste toujours un loisir, nous faisons la musique que nous aimons et c’est la priorité. Si les gens nous trouvent ennuyeux alors ils n’achèteront pas nos albums. LODD fait de la musique que tu peux écouter sans réfléchir. Comment ont-ils fait ce passage ? Comment a-t’il fait ces parties de batterie ? Comment a été fait ce solo ? On s’en moque d’une certaine façon ! Bien sûr, nous n’avions pas prévu de sortir un album chaque année. Malevolent Rapture a été enregistré deux ans avant qu’il ne sorte. Feel The Blade n’a jamais été réenregistré, c’était juste une réédition. Donc entre Sons Of The Jackal et Cult Of The Dead, il s’est écoulé deux ans mais comme il y a eu une réédition entre 2004 et 2005, on pourrait croire que nous travaillons vite.

Peut-être qu’avec LODD, vous voulez accomplir ce que vous n’avez pas réussi à faire avec Occult et rattraper ainsi le temps perdu ?
Nous ne pensons plus à cette période, et nous ne nous disons jamais : « Ok, faisons cela car nous n’avons pas pu le faire avant ». Occult est mort !

Un mot sur le morceau bonus « Legion Of The Damned » réenregistré pour l’occasion avec Peter Tägtgren sur l’édition limitée de Descent Into Chaos ?
Le label nous a demandés de faire une reprise avec Peter dessus. Une fois en studio, nous avions pensé à une reprise de Merciless ou Slayer. Mais nous n’avons pas eu le temps de choisir donc finalement nous avons décidé de réenregistrer « Legion Of The Damned » car c’est notre morceau le plus connu sur le premier album. C’était donc cool de le faire mixer et chanter par Peter. C’est juste un petit extra sympa sur l’édition limitée.

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Que devient Rachel Heyzer, votre chanteuse à l’époque d’Occult ? Es-tu encore en contact avec elle ?
Elle a deux enfants et ne fait plus de musique d’après ce que je sais. Je ne comprends pas pourquoi les gens sont si « intéressés » par elle, elle n’a fait que quelques chants pour Sinister avec un gros effet sur sa voix et quand elle était avec nous dans Occult, elle ne voulait jamais répéter. Elle était paresseuse et trouvait toujours des excuses pour ne pas venir en studio. Je me sens bien mieux de ne pas avoir de ses nouvelles ! (rires)

J’ai interviewé Erik (chant) de Watain l’an dernier au Hellfest et il m’a dit que la tournée avec Celtic Frost et Kreator ne s’était pas très bien passée en 2007 car vous faisiez tout le temps la bringue avec Kreator, c’est vrai ?
Pour être honnête, nous n’avons jamais fait la fête, et pas spécialement avec Kreator. Nous ne sommes jamais allés dans leur bus ni rien de tout ça… (NDLR : les propos diffèrent de Watain, les groupes sont en froid depuis).

Enfin, as-tu écouté le dernier Sodom : In War And Pieces ? Il fut l’un de nos albums du mois à Metal Obs !
Oui, j’étais d’ailleurs en couverture avec Tom Angelripper de Sodom pour un magazine de Heavy Metal allemand et j’ai conduit Tom là où il devait se rendre pour les photos promos. Il m’a alors donné leur nouvel album. Je l’ai écouté dans la voiture, c’était excellent ! Un putain d’album !! Sodom déchire !!!

 

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LEGION OF THE DAMNED – Descent Into Chaos

 Massacre Records / Season Of Mist

www.myspace.com/legionofthedamned


 

 

 

 


22 février 2011

L'INTERVIEW DE NOS AMIS FINLANDAIS DE KORPIKLAANI DE RETOUR DE CROISIERE AVEC UN NOUVEAU DISQUE : Ukon Wacka (Nuclear Blast) !

 

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Interview de KORPIKLAANI (Finl)

"Rock’n folk..."


Annoncés d’ores et déjà pour le prochain Hellfest (rendez-vous le dimanche 19 juin!), c’est toujours avec bonheur que nous accueillons dans nos pages les troubadours Finlandais. Après avoir écumé les scènes du monde entier en 2010, Korpiklaani a tout de même sereinement préparé son septième album studio, marquant ainsi une légère trêve discographique l’an dernier. La recette de son Métal folklorique n’a point changé mais un certain regain de fraîcheur parcourt ce Ukon Wacka qui ne demande qu’à s‘exprimer en live accompagné de quelques breuvages… Tout juste de retour d’une participation (sans doute arrosée) à la croisière 70000 Tons of Metal en mer des Caraïbes (avec Fear Factory, Exodus, Amon Amarth…), leur accordéoniste, d’avantage présent d’ailleurs sur ce nouveau disque, a bien voulu répondre rapidement à nos questions…

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[ENTRETIEN AVEC JUHO  « JUHOKUSTI » KAUPPINEN (ACCORDEON) – PAR SEIGNEUR FRED & SOPHIECAT – PHOTO : DR]

L’hiver se termine à peine… Comment t’occupes-tu durant cette dure saison chez vous en Finlande ? Quels sont tes hobbies ?
J’essaie de m’intéresser aux loisirs d’extérieur, donc en gros à la randonnée. Certains pourraient penser que mon passe-temps préféré est encore le ski. Ça l’est mais je n’ai pas skié depuis des années à vrai dire. Si j’avais des skis, je le ferais plus souvent. En fait,  j’ai eu un accident de ski il y a dix ans et j’ai donc décidé d’arrêter. Sinon, je vais au sauna une fois par semaine mais notre réservation pour le sauna étant le vendredi, je ne suis pas toujours à la maison, surtout en été car nous avons souvent des festivals. Je ne bois plus d’alcool, j’ai arrêté en 2007. Les autres boivent aussi rarement à la maison. C’est surtout pendant les concerts. J’aime aussi la lecture. J'aime lire des romans policiers, des histoires vraies et de la science-fiction. Je pense même écrire mon propre livre de fiction mais c’est juste une idée pour l’instant. On verra.

Qu’avez-vous donc fait l’année dernière pour ne pas sortir un nouvel album et attendre 2011 pour le faire ? Vous étiez sur les routes ?
Karkelo a été enregistré au printemps 2009 et Ukon Wacka à l’automne 2010. Les albums auraient pu sortir une année après l’autre mais cela prend bien souvent six mois pour qu’un album sorte après son enregistrement. Nous n’avons donc pas glandé (rires) ! Nous avons tourné dans trois continents en 2010 et nous avons eu la chance d’aller en Amérique du Sud pour la première fois. Nous avons fait quatre tournées au total et participé à plusieurs festivals en été.

La sortie d’un album est-elle une excuse pour repartir en tournée à chaque fois ? Préférez-vous finalement la scène ou bien enregistrer un disque en studio ?
L’enregistrement et le live ont chacun leurs bons côtés. Tourner, c’est amusant, alors qu’enregistrer est plus créatif. Nous avons et faisons le meilleur de chaque. Bien sûr, nous tournons pour faire la promo de l’album mais pas seulement. Nous pourrions tourner sans sortir nos albums à ce rythme.

Vous avez enregistré Ukon Wacka dans le même studio que Karkelo, aux Petrax Studios, mais il sonne différemment : il est plus puissant et plus Rock, comment expliquez-vous cela ?
Le précédent album n’a pas été entièrement enregistré au Petrax Studio, la batterie seulement. Mais Ukon Wacka a été enregistré entièrement là-bas. Et cette fois-ci donc, nous avons pris le même producteur avec qui nous avons commencé à travailler sur Karkelo. Et nous avons aussi travaillé avec Tero Hyvaluoma pour les parties d’instruments traditionnels. On peut sentir le nouvel apport de chacun des producteurs. Tuomari Nurmio, un musicien finlandais connu, chante également sur un morceau d’Ukon Wacka.

C’est vrai que vous avez dû changer vos projets d’enregistrement au studio à cause de Children Of Bodom ?
Peut-être…

Comment avez-vous composé ces dix morceaux alors que vous étiez tout le temps en tournée ?
Non, nous n’étions pas partis en tournée tout le temps. C’est vraiment quelque chose que j’apprécie. Mon cousin me demandait justement si j’avais du temps libre, en dehors des tournées. Mais je ne tourne pas tout le temps ! Je peux passer pas mal de temps à la maison. Et puis la composition n’a jamais pris beaucoup de temps. L’écriture vient facilement avec le groupe. C’est spontané et ne nécessite pas de réflexion intense. L’écriture doit être amusante, et ça l’est, donc nous continuerons à enregistrer à ce rythme.

C’est surprenant ! Ukon Wacka semble plus rentre-dedans donc par rapport à Karkelo comme on le disait mais en même temps, les instruments folkloriques comme le violon ou l’accordéon sont d’avantage mis en avant et mieux mixés…
Nous avons travaillé avec Tero Hyvaluoma pour les instruments traditionnels comme je te le disais. C’est un professionnel aux multiples talents, et aussi avec le producteur Aksu Hanttu. Ce dernier a obtenu les meilleurs résultats possibles.

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Un mot sur la nouvelle chanson dédiée à l’alcool intitulée « Tequila », après « Beer Beer » sur Voice Of Wilderness et « Vodka » sur Karkelo… ?
« Tequila » n’est pas vraiment un morceau sur la boisson mais plus un hommage aux fans sud-américains et mexicains. Elle décrit l’atmosphère ressentie pendant notre tournée là-bas l’an dernier.

Et d’où vient exactement le nom « Ukon Wacka » ? Quel est sa signification ?
Ceci est lié à « The Bushel of Ukko » (NDLR : « le boisseau d’Ukko » en français) et à la « vakkajuhlat », une fête religieuse organisée par une ou plusieurs communautés villageoises parmi la société baltico-finnoise. Cette fête païenne donc était appelée « vakkove”, « vakkova » ou « vakkue » selon  les Izhoriens, tribu autochtone d’Ingrie (NDLR : ancienne région historique située sur la route commerciale des Varègues, au carrefour entre la Russie et la Finlande, au bord du Golfe de Finlande). La célébration était aussi occasionnellement menée dans des bois sacrés. Seul un boisseau plein de victuailles, de la nourriture essentiellement, constituait la première offrande pour débuter. Des bières sacrées étaient brassées spécialement pour être bues à cette occasion. Il y avait aussi d’autres sacrements supposés qui continuaient en parallèle de la fête, tels que des processions en cercles en s’agenouillant ou des danses rituelles. Il y avait un toast spécial (de bière) à boire à la santé de tous à cette fête. Cela pouvait s’appeler un boisseau contenant donc la boisson, c’était le toast d’Ukko dans ce cas. Celui-ci pouvait être bu au milieu de l’été.

De quoi parlent les textes en général, quels sont les thèmes  abordés sur ce nouvel album ?
Il n’y a pas de réel concept, nous parlons plutôt de thèmes déjà présents auparavant en leur ajoutant des nouveaux éléments. Le livret contenu avec le disque explique en détail quelques-uns des morceaux.

Mais vous n’avez pas peur que le public ne comprenne pas les paroles de Korpiklaani à cause de la barrière de la langue ?
Pas du tout. Nous nous sommes rendus compte que cela n’avait pas d’importance que les chansons soient chantées en finlandais car le public les mémorise de toute façon. Nous n’avons pas non plus peur de ne pas être compris par la scène populaire car nous ne sommes pas un groupe populaire. Nous sommes contents si nous pouvons continuer comme nous l’avons fait jusqu’à présent.

Peux-tu nous parler du choix des reprises : « Päät Pois Tai Hirteen » de Peet Gunt, un groupe de Hard Rock finlandais, et un morceau de Motörhead ?
Peer Gunt et Motörhead sont les groupes préférés de Jonne Järvelä (guitare/chant) et des autres aussi. Jonne a choisi cette carrière de musicien quand il a vu Peer Gunt en live. Et nous avions déjà joué « Iron Fist » de Motörhead lors d’un concert au Royaume-Uni en 2007 et comme elle avait bien marché en live et que nous avions besoin d’un morceau bonus, le choix a été facile.

Il y a un shaman de représenté sur chaque pochette d’album de Korpiklaani. C’est en quelque sorte votre mascotte. Je trouve qu’il ressemble à votre bassiste Jarkko Aaltonen, en plus vieux (rires). C’est fait exprès ??
Non, nous n’avons jamais pensé à cela (rires).

Vous aviez participé au Hellfest en 2007 pour la première fois et vous allez y rejouer cette année... Vous êtes contents ?
Oui nous sommes très heureux de revenir !!

Enfin, quand allez-vous sortir un vrai DVD live complet ?
On y pense mais c’est juste une idée pour le moment. On verra bien…

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KORPIKLAANI – Ukon Wacka

Nuclear Blast / Pias

www.myspace.com/korpiklaani


 

 


 

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01 août 2010

L'INTERVIEW INTEGRALE DU CHANTEUR HANSI KURSCH DU GROUPE ALLEMAND BLIND GUARDIAN A L'OCCASION DE LA SORTIE DE LEUR NOUVEL ALBUM

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Interview de BLIND GUARDIAN

THE VOICE IN THE DARK !

Déjà quatre ans qu’est paru A Twist In The Myth et nos oreilles ne s’en lassent toujours pas. Ce dernier marquait l’arrivée de Frederik Ehmke derrière les fûts suite au départ de leur batteur historique Thomen Stauch, parti créer Savage Circus (qu’il a quitté depuis). Aujourd’hui, nos Allemands, toujours férus d’Histoire, de mythologie et de littérature héroic fantasy, publient une dixième œuvre magistrale, enregistrée comme à l’accoutumée dans leur fief (les Twilight Hall Studios) avec le producteur Charlie Bauerfeind. Petit bilan sur ces dernières années chargées et présentation d’At The Edge Of Time par l’une des plus belles voix masculines du heavy speed mélodique européen.

[ENTRETIEN AVEC HANSI KÜRSCH (chant) – PAR SEIGNEUR FRED – PHOTO : DR]

Te souviens-tu de votre dernier show en France car ça fait un moment que l’on ne vous a pas vus ici ?
Eh bien, c’était en 2007 lors de votre festival Hellfest. Ce fut un concert très court malheureusement. Je m’en souviens bien, oui. On revenait d’une série de trois jours de festival et là c’était le dernier. On a joué quelque chose comme quarante minutes et c’était sur la scène moyenne, la Gibson stage, juste après Megadeth qui eux jouaient sur la grande, tout comme Dream Theater qui nous succédaient... C’était la nuit ce qui est mieux. Il y avait environ quatre ou cinq mille personnes peut-être. Je ne sais plus exactement. C’était déjà important à l’époque et l’affluence est croissante chaque année je crois là-bas d’ailleurs. Et je me souviens qu’il pleuvait tout le temps presque, c’était catastrophique. Ce fut une sale journée pour les promoteurs et pour nous jouer là-bas, mais le public répondait présent et c’est ce qu’il y a de plus important. Techniquement c’était ok pour nous donc ça a été.

Oui, je m’en rappelle aussi, et Korn avait d’ailleurs annulé cette année-là tout comme l’année précédente ! Il y a eu un procès. Ce genre de mésaventure est-il déjà arrivé à Blind Guardian ?
Oui, c’est vrai !! Les fans avaient du être déçus. Après il faut voir les termes du contrat et ça regarde les promoteurs. Si techniquement il y a des problèmes, et si cela fait partie de leur contrat dans les clauses d’annulation, alors ça peut se comprendre mais deux fois, ça fait beaucoup, surtout s’ils avaient été payés. Je me souviens d’une fois, lors d’un festival à Saragosse en Espagne, il y eut une véritable tempête. Ce fut terrible. C’était en 2009. On était sur un plateau. Et il était impossible d’échapper au vent. Mais on a joué finalement plus tard. Il y avait aussi Heaven & Hell. Ils voulaient aussi partir car c’était très dangereux. Et ils ont été contraints par le promoteur de monter sur scène pour annoncer eux-mêmes qu’ils annulaient leur show… C’était très difficile. Tu peux pas disparaître ainsi devant les fans.

Tu parles de Heaven & Hell (NDLR : la reformation de Black Sabbath avec Ronnie James Dio). Sa disparition t’a-t’elle touché personnellement, en tant que chanteur de heavy metal ?
Dio a été une grande influence. Sa mort m’a touché, m’a ému (NDLR : un petit silence s’installe). J’ai parlé à beaucoup de gens de cela. Je ne le connaissais pas personnellement bien que je l’ai rencontré deux ou trois fois dans le passé. On a fait plusieurs concerts communs avec Dio, son groupe, et Heaven & Hell plus récemment. Mais on a jamais vraiment discuté. J’aime beaucoup ses chansons, avec Dio notamment. C’était l’une des plus belles voix du heavy metal…

Blind Guardian avait sorti une nouvelle chanson « Sacred » via le jeu vidéo Sacred II : Fallen Angel (Ascaron Entertainment/Koch Media) sur PC en 2008 puis sur consoles next gen’ en 2009. Pourquoi une telle collaboration ? Comment ce projet est-il né ?
En fait, on a deux membres dans le groupe totalement accros aux jeux vidéo (rires) : Marcus et André. Ils aiment beaucoup World Of Warcraft. Et ils avaient joué aussi au premier Sacred. Pour moi et Frederik (NDLR : Frederik Ehmke, leur nouveau batteur depuis 2005), c’est moins important comme loisir. Quoique Frederik joue de temps en temps sur console Nintendo donc il est d’avantage dans tout ça aussi. On attendait ce genre de projet depuis des années. Et on avait déjà participé à la musique d’un film dans le passé (NDLR : la bande son du film de Uwe Boll In The Name Of The King : A Dungeon Siege Tale en 2007 en signant la chanson-titre) maos c’était différent, il n’y avait rien de spécial. Là, le jeu Sacred II fut quelque chose de spécial. Le type du développeur Ascaron était un gros fan de Blind Guardian, et il nous suivait depuis des années. Il nous a contacté via une autre entreprise mais on était alors en tournée pour A Twist In The Myth. A la fin de celle-ci, il nous a donc demandé une chanson. On a dit oui  en octobre 2007 à l’issue de notre tournée, et on devait logiquement de toute façon recommencer à écrire. Et là comme on avait encore rien écrit, on a donc rapidement composé et avons demandé à Charlie Bauerfiend de nous enregistrer en studio. C’est donc cette chanson « Sacred » pour le jeu vidéo. On a aussi fait la chanson « War Of The Thrones » qui figure également sur le nouvel album mais pas dans le jeu. C’est donc une bonne chose car on revenait juste de tournée avec cette énergie de la scène. Cela a été écrit facilement, très live, groovy, et ce fut un bon morceau mais pas le vrai morceau de Blind Guardian. C’est donc sorti à travers ce jeu uniquement au départ et ça a pris un peu de temps. Elle est devenue « Sacred Worlds » et figure maintenant sur At The Edge Of Time mais dans une version remaniée, plus longue et orchestrale. Au final, le jeu a eu de bonnes critiques et l’éditeur, les fans, tout le monde a été emballé. Le groupe apparaît dans le jeu, à la fin d’une quête, etc. mais j’ai rien vu de tout ça car je joue pas ! (rires).

Pourquoi ne pas avoir sorti At The Edge Of Time en même temps ou juste après le jeu vidéo car en terme de promotion, cela aurait été plus important ?
On était tout simplement pas prêt ! Il faut faire attention. On est long en général dans notre processus de création, et là au départ on travaillait juste pour une chanson. On était donc pas prêt, voilà tout !

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Le premier single de ce nouvel album est assez direct mais ne le représente pas vraiment…
« A Voice In The Dark » est un lien entre tous nos albums, je pense. Tu peux retrouver des choses d’Imaginations From The Other Side, des éléments de A Night At The Opera, et aussi A Twist In The Myth. Cela reprend tout ça. C’est vrai, c’est direct, dans une veine métal comme A Twist (...) mais
en même temps cela surprend les gens car ils ne s’attendent pas à ça mais plutôt à une chanson épique et plus mélodique sur le Valhalla ou autre, moins speed, moins thrashy. Et en effet, ça ne représente pas l’ensemble du disque.

Et chaque chanson semble posséder sa propre identité musicale, sa propre histoire… C’est un concept album ?
Non, mais chaque chanson a son propre concept, tout à fait. Chacune possèdera son propre artwork dans le livret de l’album. C’est un artwork magnifique, mieux que sur A Twist (…) tu verras. Il représente chaque titre et a été réalisé par l’artiste colombien Felipe Machado Franco (Iced Earth, At Vance, Axel Rudi Pell). C’est un fan de Blind Guardian. Et j’ai appris qu’il avait collaboré avec Iced Earth donc et aussi Ayreon. Je lui ai dit : « Il faut qu’on se parle ! » (rires). Par exemple, « War Of The Thrones », le morceau au piano, c’est une histoire d’amour éternel, de mort, entre deux magiciens qui ont un combat ultime à mener pour savoir qui est l’apprenti et le maître, l’apprenti voulant remplacer le maître mais il est le mal...

Comment dans Star Wars ? (rires)
Non, pas comme Star Wars ! (rires) C’est plus moderne que ça. C’est plus philosophique aussi, de l’héroic-fantasy plus profonde... Et il y aura donc un artwork spécial pour cela. Ce dessinateur s’est basé sur une description de chaque chanson, d’un résumé du texte que je lui ai adressé, sans qu’il n’écoute au préalable la musique.

Plus sérieusement, parle-moi de la superbe chanson « Valkyries » à présent, s’il-te-plaît ?
J’aime la mythologie nordique, il n’y a pas de doute là-dessus, tu le sais. Ça m’a donné l’occasion de restituer un aspect histoirique avec de l’imagination et de la mythologie donc. C’est quelque chose de très intéressant ici selon moi car ce titre est différent du reste de l’album. Il y a un ressenti plus technique et diversifié. Il y a d’abord une intro acoustique puis ça change d’aspect et viennent ensuite des cordes que l’on attend pas dans cette chanson. Cela change si rapidement, et j’avais une bonne impression sur ce morceau pour écrire les paroles. Je n’avais pas encore ce titre mais je pensais au Valhalla et je me suis dit : « Je vais lire l’Edda ! » (NDLR : recueil de poèmes islandais du XIIIème siècle). J’ai commencé à lire pour voir ce que ça pouvait donner (rires) et j’ai trouvé un poème intitulé « Les Chemins vers le Valhalla » traduit en germain. C’est pas le plus populaire et c’est en annexe de l’Edda. Le contexte de l’histoire prend place en Angleterre lors des invasions Vikings ce qui a terrorisé les Anglais à l’époque. Il y a un habitant qui ne prit pas part aux combats mais qui observa et écrivit un poème à ce sujet avec ce côté fictif emprunt de mythologie, avec les Valkyries qui participent et emmènent les meilleurs guerriers au Valhalla. J’ai mélangé tout ça et il y a au moins cinq niveaux de lecture possible (rires) d’où les breaks et divers passages selon la vision et la position des personnages dans cette histoire.

Quel bilan dressez-vous de votre précédente oeuvre A Twist In The Myth ?
On a été satisfait sur tout globalement. Il faut bien prendre en compte que notre ancien batteur, Thomen Stauch, est parti avant cet album. Cela a donc été un cap difficile pour nous car c’était la première fois que le line-up changeait dans le groupe. On l’a donc enregistré avec Frederik, dans une ambiance un peu triste et aussi nouvelle, moderne. Et l’album fut plus direct ce qui n’a peut-être pas plu immédiatement aux anciens fans mais le succès de l’album a été bon et nous a agréablement surpris.

Que devient Thomen justement avec son nouveau groupe Savage Circus ?
On a gardé contact. Il est parti pour créer ce groupe et il a déménagé pour l’Espagne, en 2005. Et ensuite il est rentré en Allemagne. Il passe nous voir de temps en temps en studio. On s’apprécie mutuellement mais malheureusement il s’est séparé de Pete dans Savage Circus et a quitté le groupe après le premier album. Il travaille toujours avec Speed de Soilwork dans Coldseed et il a d’autres projets.

Enfin, je suis obligé de te demander des nouvelles de ton projet Demons & Wizards avec Jon Schaffer que j’avais d’ailleurs rencontré ici-même il y a dix ans ? (rires)
Ah oui, quelle coïncidence ! (rires) Déjà, on a parlé au moins deux fois ensemble de faire un troisième album. Mais nous n’arrivons pas à trouver du temps pour ça. On était supposé écrire en décembre dernier mais j’étais tellement concentré sur Blind Guardian que je ne pouvais pas m’échapper et aller le rejoindre aux USA. Et aucune tournée n’aura lieu d’ici le prochain album.

Cela serait intéressant en attendant de sortir juste un EP, librement, sur internet par exemple ?
Euh, oui, juste un EP, ça serait une bonne idée mais on a rien fait encore (rires) car on a pas eu le temps. C’est toujours pareil… Néanmoins, Jon et moi, sommes tous les deux d’accord pour faire une tournée lors de la sortie du nouvel album. Donc je passerai de nouveau du temps avec Demons & Wizards mais je dirais, hum…, pas avant 2013.

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BLIND GUARDIAN – At The Edge Of Time

Nuclear Blast / Pias

www.myspace.com/blindguardian


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26 avril 2010

INTERVIEW DES FINLANDAIS DE KIVIMETSAN DRUIDI A L'OCCASION DE LA SORTIE DE LEUR SECOND ALBUM !

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KIVIMETSAN DRUIDI interview


Parmi la bouillonnante scène métal finlandaise actuelle, un jeune groupe mélangeant heavy, black, folklore et métal symphonique tente d’émerger ses derniers temps avec sa musique entraînante et conceptuelle. Fort de plusieurs tournées dont une en Amérique du Nord l’an dernier, notre joyeuse bande de bardes nous présente déjà son second opus intitulé Betrayal, Justice, Revenge, basé sur un monde imaginaire et des hymnes épiques. Faisons connaissance sans plus attendre avec cette formation scandinave et son ambassadrice de charme, la chanteuse lyrique Leeni-Maria…

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[ENTRETIEN AVEC LEENI-MARIA HOVILA (CHANT) – PAR SEIGNEUR FRED – PHOTO : DR]

Peux-tu te présenter, toi ainsi que le groupe, et d’où êtes-vous originaire exactement en Finlande ?
Nous sommes Kivimetsän Druidi de Finlande, et nous jouons du « fantasy metal ». Le groupe est originaire de Kouvola bien que je voyage et vienne d’Helsinki ; notre bassiste lui vit à Mikkeli et ainsi de suite... mais Kouvola est la ville natale du groupe. Kouvola est située à une centaine de kilomètres de Helsinki. C’est une vaste agglomération de petites communautés jusque là indépendantes, capitale de la région de la Vallée de la Kymi, et cela inquiète d’ailleurs les gens charmants qui demeurent ici, à côté, avec leur culture très vivante locale.

Question classique mais ô combien utile pour nos lecteurs : peux-tu résumer l’histoire du groupe s’il-te-plaît ?
Kivimetsän Druidi a été formé en 2002 par Antti et Joni Koskinen. Le guitariste soliste, Antti Rinkinen (NDLR : un autre Antti, prénom courant en Finlande), a également été dans le groupe au début. On a sorti plusieurs démos et EP's entre 2002 et 2008, date à laquelle je suis arrivée dans la formation. Cet été-là, nous avons obtenu un contrat avec Century Media pour nos affaires en Europe avec notre manager et on a alors sorti notre premier album Shadowheart en septembre 2008. Le groupe a fait trois tournées principales, deux en Europe et une, la plus récente, aux Etats-Unis et au Canada en novembre dernier. Nous sortons à présent notre second album Betrayal, Justice, Revenge. Et là, on vient juste de faire un nouveau clip vidéo, le weekend précédent justement cette interview. Il s’agit du titre « Desolation : White Wolf », la dernière chanson qui figure sur ce nouvel album. C’est la même personne qui avait réalisé notre premier clip, « Jäässä Varttunut », qui l’a fait. Il s’appelle Coppersky.

Que signifie le nom du groupe : « Kivimetsän Druidi » et quel est le concept derrière ?
Cela signifie “Druide de la forêt de pierres”. C’est un personnage issu du monde dans lequel nos histoires prennent place.

Dans votre line-up, il y a donc deux frères : Joni Koskinen (guitares/growls) et Antti (claviers/chœurs). Quel est leur rôle précisément dans le groupe ?
Eh bien comme je te le disais, ils sont les fondateurs du groupe. Joni et Antti ont toujours été les principaux compositeurs et Joni est l’auteur des textes depuis le début donc, et le concept entier du groupe est leur idée. Ils composent toujours la plupart des chansons et Joni peint ce monde entier, appelé « Land of the Crystal Mountain » (NDLR : « La terre de la Montagne de Cristal »), dans lequel les histoires de nos chansons ont lieu.

Ce second album sort rapidement. Selon toi, quelles sont les principales différences entre le premier, Shadowheart, et ce nouveau disque ? L’avez-vous d’avantage préparé, ton chant lyrique féminin a-t’il été plus travaillé ? Comment avez-vous abordé les arrangements symphoniques et folkloriques ? Etait-ce rapide ?
Eh bien, tout est arrivé si vite en fait. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’arrêter pour penser à cela en fait. Je vais te citer à présent notre batteur Atte qui a l’habitude de dire les choses beaucoup plus franchement que moi : « Betrayal, Justice, Revenge est mieux joué, mieux chanté, mieux mixé et contient de bien meilleures chansons que sur Shadowheart ». Je pourrai de mon côté ajouter à cela divers points, disons tout d’abord au sujet des compositions. Shadowheart, qui est sorti il y a plus d’un an et demi maintenant, possédait plus de matériels issus des débuts du groupe, un espace de six ans durant lequel nous avons évolué musicalement, ce qui n’allait plus tout à fait avec l’ensemble par rapport à nos ambitions à l’époque. Bien que ces premières compositions étaient toujours les bases du groupe, il fallait les ré-enregistrer. Shadowheart est donc en quelque sorte un album compilation de nos débuts. Betrayal (…) est plus symphonique, possède de plus grandes orchestrations, nous n’utilisons pas vraiment de thèmes folkloriques, pas tant que ça dans notre « fantasy metal » bien que les mélodies sonnent folk, mais elles ne le sont pas, nous les colorons à notre manière tout du long… Betrayal (…) a de plus grands contrastes, est bien plus et mieux diversifié et je suis sûre, aussi sûre que l’Enfer existe, que je chante bien mieux que sur Shadowheart (rires). Les préparatifs ont été, comme toujours, en grande partie faits à la dernière minute bien que, évidemment, nous n’étions pas supposés nous presser !

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Il y a des morceaux et des passages véritablement black metal, que ce soit dans les riffs ou dans les chants, comme par exemple « Of Betrayal » que j’aime beaucoup. Chaque membre au sein de Kivimetsän Druidi apprécie-t’il ce genre musical ? Quelles sont vos racines en matière de métal extrême mais aussi de folklore ?
Si et quand le black metal est défini sur une base bien précise avec certains thèmes dans nos paroles, dans l’apparence et l’attitude, nous n’avons alors rien à voir avec cela, et il en est de même quasiment : nous n’avons rien à voir avec le folk metal, courant auquel nous sommes souvent assimilés, du fait que nous n’utilisons pas de folklore et de vie ou culture basée sur les traditions, pas plus que nous n’empruntons ou n’imitons les mélodies des chansons du métal folk actuel. Nous nous sentons tout de même plus proches des courants de métal extrême, néanmoins, musicalement. Graveyard Fun et Thyrane pourraient être des références dans ce cas. Alors, encore une fois, purement d’un point de vue musical, pas dans le sens idéologique. J’ai le sentiment que nous avons beaucoup plus de points communs avec, disons, Dimmu Borgir, qu’avec la scène folk. Et personnellement, Dimmu Borgir est l’un de mes groupes favoris.

Vous mélangez tout de même différents éléments dans votre musique : folk, viking, heavy/speed, black metal et opéra. Ce n’est pas trop difficile de composer de bonnes chansons, entraînantes, en combinant tout cela sans perdre le côté épique sur un même morceau, avec en plus son propre concept ?
Eh non ! Cela ne veut pas dire que pour tout, et là il faudrait demander aux garçons, nous sommes tous d’accord mais en général on essaie d’interroger tout le monde pour connaître l’avis de chacun. Mais les atmosphères épiques semblent plutôt en développement sur Betrayal qu’en retrait. Peut-être que la facilité trompe un peu les choses pour nous dans le fait que la combinaison des éléments se fait très naturellement, c’est très intuitif chez nous, nous ne pensons même pas vraiment à cela. Nous le faisons simplement, et cela survient assez facilement. Pas vrai les gars ? (rires) Cela semble être considérablement plus en avant et c’est ainsi…

Les scènes métal folk et symphonique sont importantes chez vous en Finlande de nos jours. Selon toi, quelle touche personnelle pensez-vous apporter avec votre musique dans ce milieu, et qu’est-ce qui différencie Kivimetsän Druidi des autres groupes populaires tels que Finntroll, Battlelore, Korpiklaani, Midnattsol, etc. ?
Nous sommes très différents de tous ces groupes, qui sont à leur tour différents les uns des autres. Si tu veux aller par là, toutes ces formations citées ci-dessus font des choses tout de même différentes en fait, et leurs musiques ne peuvent pas trop être véritablement comparées les unes aux autres. Je pense que notre touche personnelle, notre spécialité pour ainsi dire, réside réellement dans ce que tu as dit toi-même tout à l’heure quand tu m’as interrogé à propos du fait de composer nos chansons avec tant d’éléments différents : notre fer de lance est cette capacité à apporter ensemble plusieurs styles très différents et les assembler proprement. Par conséquent, je crois que ces contrastes extrêmes et une grande versatilité sont nos principales armes dans ce genre.

Y’a-t’il une forme de compétition parmi tous ces groupes et vous ?
Non, pas vraiment. Il y avait en partie une certaine compétition sur la deuxième tournée européenne au niveau des ventes de merchandising, nous ou Battlelore (rires) ! C’était à celui qui en vendait le plus ! Et je ne te dirais pas si qui (et si quelqu’un en particulier) a gagné (rires) car ce n’était pas vraiment sérieux tout ça… Parfois, je dois avouer, je sens comme si nous étions enviés par certaines personnes parce que, comme tu l’as dit ci-dessus, les choses sont arrivées parfois si vite pour nous alors que l’on commençait tout juste. Alors encore une fois, le groupe est né il y a huit ans et a travaillé dur ces six dernières années avant de signer un contrat. Nous n’avons donc pas été servi sur un plateau doré non plus d’un seul coup. Et tout peut toujours bien s’arrêter et partir en Enfer si nous gâchons les évènements ou si quelque chose de mal survenait, ce que je n’espère pas. Toutefois, je dois signaler que nous n’avons jamais ressenti d’envie ou de jalousie de la part de nos collègues à notre égard. Jamais. C’est plus le sentiment et l’attitude de certains observateurs qui n’apprécient pas notre genre, voilà tout.

Vous avez donc tourné en Amérique notamment à San Francisco, en Californie, pour votre premier album. Cette tournée intitulée « The Heathenfest America tour » a eu lieu en compagnie d’Eluveitie, Alestorm, Belphegor et Vreid. Est-ce vrai que le public américain là-bas reprenait vos chansons en chœur et que l’ambiance était folle ? C’est plutôt surprenant car vous êtes assez éloignés de leur culture américaine basée sur le baseball, Mc Do et la mode du metalcore en ce moment (rires)… ?
Non (rires) !!! Les métalleux américains ne pensent pas qu’au baseball et au Big Mac. Je sais que pour vous, les Français, cela peut apparaître surprenant mais ils ne sont pas tous ainsi (rires) ! J’ai d’ailleurs eu une conversation rafraîchissante avec une attirante jeune femme américaine après le dernier show de la tournée à propos des produits chimiques mauvais pour la santé utilisés dans les produits de soins cosmétiques modernes… Mince ! Il me vient à l’esprit que ce dernier concert avait lieu au Canada en fin de compte (rires) ! Oh eh bien, les Americains ne pensent quand même pas qu’aux hamburgers (rires). Et comme je disais plus haut, nous ne sommes pas vraiment que limités à ce folklore existant, au genre « heroïc fantasy », à la littérature, aux films, aux ordinateurs et aux jeux de rôles, notre musique est très globale et beaucoup plus profonde en fait. Je me rappelle que certains fans, en effet, connaissaient nos paroles et chantaient tout du long. Ceci est arrivé à plusieurs reprises mais le phénomène n’était pas, tu sais, si répandu que cela. On n’avait pas non plus un tout petit groupe mais un bon début de chœurs mélangés qui reprenaient nos chansons allègrement en face de nous, dans les premiers rangs. Oh, de toute manière, tu sais, c’est quelque chose dont un ami m’a dit un jour : « Il ne faut jamais faire confiance à une fée portant une hache », en l’occurrence moi (rires) !!


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KIVIMETSÄN DRUIDI – Betrayal, Justice, Revenge

Century Media / EMI



Myspace : http://www.myspace.com/kivimetsandruidi


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14 avril 2010

Peter Steele R.I.P. (1962-2010) : TYPE O NEGATIVE, CARNIVORE, FALLOUT.

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Peter Steele ici backstage, au Zénith de Paris, avant leur concert en décembre 1999